dimanche 15 avril 2018

La médecine du futur, septième et dernière partie.

Que nous réserve le futur!

Beaucoup d'entre nous aimerions connaître le futur, certains utilisent la voyance, d'autres les prophètes comme Nostradamus, ou d'autres moyens qui laissent beaucoup de doutes.
J'ai créé une série sur 14 recherches spécifiques à notre existence, ses recherches sont effectuées à partir des progrès scientifiques et technologiques. Par la lecture de cette série, vous découvrirez notre monde du futur, tel qu'il sera, dans un avenir souvent pas si lointain! Alors bonne lecture à vous.
Semaine 13
Les articles de cette page: 
  • Les porcs, futurs fournisseurs d'organes pour l'homme?
  • Les vers marins, donneurs universels du sang du futur!
  • Un implant "vivant" mis au point pour traiter l'arthrose!
  • Deux éminents chercheurs dans le domaine de la régénération cellulaire ont consacrés leurs vies à l'origine de la régénération cellulaire.
  • Le corps humain sera peut-être un jour capable de se régénérer.
  • Une nouvelle technique ouvre l'espoir de réparer tous les tissus à l'aide des cellules souches.
  • Cette incroyable invention pourrait permettre à votre corps de se réparer avec un simple contact.






Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.



Source, Planète sciences infos, 17 janvier 2016 et France 2, publié le 11 août 2017

Les porcs, futurs fournisseurs d'organes pour l'homme ?

Il n'est plus à prouver, que bien des innovations médicales ou du domaine des sciences, ont fait l'objet d'expériences marginales, dans le secret de laboratoires, et ce, parfois au mépris de toute éthique. Certaines aboutissant à de piètres résultats, n'ont jamais été révélées, d'autres ont causé des décès sur des volontaires ayant accepté de les tester, les dernières enfin, reconnues comme intéressantes, scientifiquement parlant, ont reçu l'aval de la communauté scientifique.
Le 12 novembre 2015, la très sérieuse revue scientifique "Nature", publiait dans son numéro, un article que l'on pourrait qualifier de stupéfiant, affirmant que des généticiens, étaient parvenus à rendre possible la transplantation d'organe de cochon chez l'homme, sans que ne surviennent ensuite, les phénomènes de rejet de greffe.
Des généticiens américains viennent en effet de réussir à modifier génétiquement des porcs afin de les rendre compatibles avec les humains. Une avancée de taille.
C'est une avancée qui pourrait révolutionner la greffe d'organes. Cœur, foie, ou encore poumon, les donneurs humains sont chaque année insuffisants. La solution pourrait venir d'animaux à quatre pattes : de porcelets génétiquement modifiés. Jusqu'à présent, les greffes porcines présentaient un risque de transmission de virus pouvant infecter les humains, mais comme le révèle la revue américaine Science, une équipe scientifique internationale est parvenue à retirer les gènes responsables de virus grâce à la méthode du clonage.
Je vais tenter de rapporter les derniers résultats, relatifs aux expériences tentées à ce jour sur le sujet.
Tout d'abord, depuis des lustres, les généticiens recherchent l'animal dont le système immunitaire, se rapprocherait le plus de celui de l'homme, et souvent celui du porc, présentant de fortes similitudes avait été mis en avant.
Toutes les tentatives de greffes, furent vouées généralement à l'échec, tout au plus certaines ont-elles permis au patient "humain ou animal", de vivre quelques mois, voire un peu plus après l'intervention. (On assure que les hommes ayant reçu des organes de porc, étaient des volontaires, dont les pathologies gravissimes étaient incurables).
Le problème principal venait du fait, que le système immunitaire du porc, ne correspondait pas vraiment à celui de l'homme, d'où les soucis de rejets de greffe.
Eh bien des généticiens seraient parvenus, à modifier ce système immunitaire, en créant des cochons transgéniques, sur lesquels ils auraient implanté au niveau de leur ADN, des gènes humains !
Bien entendu, si certains généticiens et autres spécialistes en la matière, applaudissent des deux mains, les autres crient au scandale, surtout que l'on a appris suite à la publication de l'article de la revue "Nature", que non seulement le procédé serait "au point", mais qu'en plus, des interventions avaient été réalisées.
En Chine, il est d’ores et déjà autorisé de procéder à des greffes de cornée de porc sur l'homme.
Aux États-Unis, bien que ce ne soit ni vraiment interdit, ni officiellement autorisé, une étude réalisée par l'Hôpital Général de Boston, répertorie des dizaines de patients, ayant bénéficié de greffe de peau de porc, et affirme-t-on avec un total succès.
Les États-Unis, ne sont pas les seuls, à s'être engouffrés dans la voie de la transplantation de tissus, ou organes de porc transgénique sur l'homme, une énorme firme néo-zélandaise la "Living Cell Technologies", serait sur le point de faire valider dans nombre de pays, un système révolutionnaire d'implantation de "morceaux de pancréas de cochon", dans celui de patients diabétiques, afin de produire à nouveau de l'insuline.
Muhammed Mohiuddin, chirurgien et membre de l'Institut National du Cœur dans le Maryland (USA), estimerait être en mesure, de transplanter un cœur de porc transgénique sur des êtres humains, car ayant réussi cette prouesse sur un babouin, qui aurait sans le moindre problème de rejet, survécu presque 3 ans, et ne serait pas mort des suites de l'intervention.
Un autre chirurgien de l'Université de Pittsburgh (USA), affirme lui aussi avoir procédé à une greffe de reins de porc transgénique sur un babouin, qui aurait vécu, toujours sans connaître le moindre souci de rejet, durant 136 jours.
Je terminerais par citer les travaux du responsable du laboratoire de recherches de l'Université du Maryland (USA), Robin Pierson, qui œuvre sur d'éventuelles transplantations de poumons de porc transgénique sur des babouins. Cependant, il avoue se heurter à un problème de taille, car les poumons sont constitués d'une très fine trame de vaisseaux sanguins. Le sang des babouins se retrouvant en contact avec les protéines du porc transgénique, il se produirait une coagulation, qui conduirait pour l'instant de façon indubitable, les babouins greffés à la mort, quelques jours après la greffe.
 Robin Pierson, reconnaît qu'il faudra certainement encore des années, pour envisager des essais sur l'être humain, mais pense que la voie vers la transplantation d'organe de porc sur l'homme, est désormais ouverte.
D'ailleurs, la firme américaine United Therapeutics, dans le Maryland a d’ores et déjà investi 100 millions de dollars, pour "fabriquer" des porcs génétiquement modifiés.
Enfin, des spécialistes en épidémiologie, plus alarmistes semble-t-il, attirent l'attention sur le fait, que les cochons sont porteurs de nombreux virus et rétrovirus, et que ces derniers demeurant certainement présents dans les organes transplantés, il faudrait s'employer à les éradiquer en amont, afin qu'ils ne viennent pas ensuite "se réveiller", sur les patients greffés, et provoquer des troubles, ou pathologies, dont on ignore totalement la nature et les conséquences.

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Source, L’express, Par Stéphanie Benz, publié le 12 novembre 2017

Les vers marins, donneurs universels du sang du futur !

Et si les hommes devaient leur salut à... des vers marins? L'arénicole est dotée d'une hémoglobine qui pourrait servir un jour de substitut au sang humain et sauver de nombreuses vies.
Comme le bout du tunnel qui s'ouvre sur une illumination. Plus de vingt ans après avoir découvert les fabuleuses propriétés du sang d'Arenicolamarina, Franck Zal exulte. Entre avril 2016 et février 2017, 60 patients ont pu recevoir de l'hémoglobine de ce ver marin dans les veines, dans le cadre d'un essai clinique. Et il ne s'est rien passé: aucune réaction immunitaire ni trouble vasculaire. 
Certes, il ne s'agissait pas directement d'une transfusion. Ces malades ont été greffés avec des reins perfusés grâce à ce produit, dont une petite quantité a pu passer dans leur organisme. "Il n'empêche: ce premier test a montré l'absence de toxicité de l'hémoglobine de ver arénicole pour l'homme", se réjouit l'ancien chercheur du CNRS, aujourd'hui à la tête de la société de biotechnologies Hemarina, à Morlaix (Finistère).
En effet, ce petit invertébré (de 10 à 25 centimètres de longueur), dont les tortillons de sable parsèment les plages bretonnes, pourrait bien, un jour, révolutionner la médecine. Comme chez tous les êtres vivants, son hémoglobine joue un rôle essentiel: transporter l'oxygène à travers l'organisme. Mais celle du ver peut fixer 50 fois plus d'oxygène (O2) que celle de l'homme, tout en étant 250 fois plus petite. 
Et surtout, contrairement à la nôtre, elle n'est pas encapsulée dans des globules rouges qui déterminent le groupe sanguin (A, B, O...) et, par conséquent, ne pose pas de problème de compatibilité. Pour faire court, Franck Zal a potentiellement mis le doigt sur un transporteur d'oxygène universel -une molécule miraculeuse que les médecins cherchent depuis toujours.
L'oxygène stocké pendant près de six heures
Au départ, ce biologiste de formation ambitionnait simplement de comprendre comment cet animal marin qui, à marée haute, filtre avec ses branchies (comme les poissons) l'oxygène dissous dans l'eau, pouvait survivre à marée basse. 
Il a fini par trouver: "En 450 millions d'années d'évolution, l'arénicole a réussi à se doter de sa propre bouteille d'oxygène interne par l'intermédiaire de son hémoglobine, qui stocke l'oxygène pendant près de six heures", s'émerveille encore le spécialiste. Persuadé de tenir là une innovation majeure, il se bat depuis pour que sa trouvaille arrive jusqu'aux patients. Un long chemin dont l'essai clinique réussi de ce début d'année constitue une étape importante.

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Source, Le Figaro, Par Anne Lefèvre-Balleydier, Publié le 13 juin 2016

Un implant «vivant» mis au point pour traiter l'arthrose

Un laboratoire de l'Inserm vient de dévoiler un implant d'un nouveau genre combinant biomatériaux et cellules souches, qui doit permettre de réparer durablement les articulations.
Recouvrant les extrémités osseuses, le cartilage est un tissu fragile qui joue le double rôle d'amortisseur et de roulement à billes. A chacun de nos mouvements, c'est inexorable: il s'use. Une fois abîmé, il se régénère peu car, contrairement à l'os, il n'est pas vascularisé. Quand l'usure est telle qu'elle atteint l'os, on parle d'arthrose. Longtemps considérée comme une fatalité liée au vieillissement, cette maladie ne bénéficie que de traitements destinés à soulager la douleur. Les recherches pourraient prochainement changer la donne.
 En effet, un implant d'un nouveau genre vient de voir le jour dans un laboratoire de l'Inserm. Son invention part d'un constat. En général, quand on constate un problème de cartilage, l'érosion de celui-ci ne vient pas de débuter: il n'y en a quasiment plus et l'os situé juste en dessous commence lui aussi à être touché. A l'unité Inserm de Strasbourg dédiée à la nanomédecine régénérative, Nadia Benkirane-Jessel et son équipe ont donc décidé de s'attaquer en parallèle à la réparation du cartilage et de l'os. 
Les chercheurs ont ainsi créé un implant constitué de deux compartiments: une membrane fibreuse à base de polymères ou de collagène pouvant délivrer des facteurs de croissance osseux grâce à des nanoréservoirs et, au-dessus, une couche de gel qui renferme des cellules souches pouvant se différencier soit en cellules de l'os (ostéoblastes), soit en cellules du cartilage (chondrocytes).
Cette structure à deux étages permet en fait de reproduire l'environnement physiologique de l'articulation et offre la porosité adéquate à l'infiltration des cellules souches. En parallèle de leur croissance, ces dernières sont capables de s'infiltrer plus profondément dans la membrane poreuse, déclenchant ainsi la libération des facteurs de croissance, qui stimulent à leur tour la prolifération de nouvelles cellules.

Comment mettre en place cet implant? Le chirurgien doit d'abord couvrir l'os abîmé de la membrane fibreuse puis déposer immédiatement après la seconde couche contenant les cellules souches. «Ensuite, le travail se fait tout seul!» explique Nadia Benkirane-Jessel, la directrice de recherche. L'implant a déjà été testé avec succès sur des modèles animaux. Les chercheurs attendent désormais des financements afin de lancer les essais cliniques de phase 1 chez l'homme. «Ces essais seront conduits sur 30 patients (de 18 à 50 ans) ayant des lésions du genou, et recrutés dans trois pays (France, Angleterre, Espagne). L'implant, déjà breveté, sera mis en place par un seul acte chirurgical» précise la chercheuse. Si les résultats s'avèrent concluants, cette technique, en plus de réparer le cartilage, permettra de régénérer l'os situé juste en dessous, et servira dans le traitement de lésions articulaires, notamment celles provoquées par des traumatismes.
Pour l'heure, seules deux techniques de greffes de cartilage mises au point il y a une vingtaine d'années coexistent. L'une d'elles consiste à aller prélever une petite carotte de cartilage et d'os à la périphérie de la zone à traiter pour le réinsérer dans la zone usée. Problème: bien que son emplacement soit choisi pour ne pas faire défaut au fonctionnement de l'articulation, la carotte prélevée doit être d'étendue limitée. D'où le recours à une autre option: le prélèvement de cellules cartilagineuses, appelées chondrocytes, puis leur mise en culture afin de les multiplier avant de les injecter dans l'articulation du patient. Mais cette technique, difficile à mettre en œuvre, n'est réalisée que dans un petit nombre de centres agréés. De plus, s'il est relativement facile de cultiver des cellules de la peau, cela s'avère bien plus compliqué pour le cartilage, et les résultats sont souvent décevants.
Voilà pourquoi les chercheurs strasbourgeois misent sur une autre piste: fabriquer du cartilage à l'aide d'une matrice de biomatériaux que l'on ensemence avec des chondrocytes ou avec des cellules souches, tout en ajoutant au mélange des facteurs de croissance pour les pousser à coloniser ce tissu synthétique. En France, on estime que 9 à 10 millions de personnes souffrent d'arthrose.
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Mes sources, The Boston Globe Par JM Lawrence, 4 mai 2008, LesLimitesDuCorpsHumain, 05 février 2015 et Radio-Canada avec agence France-presse, Publié le 30 avril 2014
Deux éminents chercheurs dans le domaine de la régénération cellulaire ont consacrés leurs vies à ses recherches, le résultat tien presque du miracle. Ils sont à l'origine de la régénération cellulaire.

Dr. Alan Spievack, 74 ans, éducateur, pionnier de la régénération cellulaire a enseigné à Harvard
Le Dr Alan Spievack a détenu 19 brevets pour des dispositifs médicaux. Il s'est intéressé à la régénération tout en travaillant avec les salamandres.
Presque du miracle!
Il y a plusieurs années, la recherche du Dr Spievack a aidé  son frère. Il a utilisé un extrait de poudre de vessie de porc pour faire repousser le doigt de son frère.
En 2007 lorsque Lee Spievack se coupe accidentellement environ 1cm de son annulaire avec une hélice d'un avion en modèle réduit. L'hôpital où il séjourne lui propose alors de créer un moignon à l'extrémité de son doigt grâce à de la peau prélevée ailleurs sur son corps. 
Il consulte alors son frère, ancien chirurgien, qui a déjà rencontré Stephen Badylak (l'autre chercheur) et que par conséquent il connait les bienfaits de la poudre obtenue à partir de la matrice extracellulaire et il lui recommande d'utiliser cette poudre à l'instar de créer un moignon. Lee Spievack reçoit alors un tube de poudre avec laquelle il doit saupoudrer son doigt tous les deux jours. Et le miracle se produit : en moins de quatre semaines, le bout de son annulaire repousse, l'os, la chair, l'ongle et même les empreintes digitales.
"Ce qu'il a fait avec mon doigt, il a dit que ce sera à cette génération ce que les antibiotiques étaient à la dernière génération", a déclaré Lee Spievack.
Lee Spievack
Annulaire de Lee Spievack : Avant/Après
La recherche est maintenant testée par l'armée sur les mains blessées de cinq anciens combattants de guerre en Irak à San Antonio. L'Institut de recherche chirurgicale de l'armée américaine à Fort Sam Houston a commencé son étude pilote après que des médecins eurent vu des photos du doigt de Lee et passé en revue les recherches publiées par le Dr Spievack et Stephen Badylak de l'Institut McGowan de médecine régénérative de l'Université de Pittsburgh.
"Alan n'a jamais rien fait de la manière traditionnelle", a déclaré Badylak. "Alan a toujours défié le système et n'a pas accepté les choses telles qu'elles étaient, ce qui explique probablement pourquoi il a réussi."
En 1999, le Dr Spievack a fondé une société de médecine régénérative appelée ACell Inc., basée dans le Maryland. ACell détient les brevets pour la poudre de "matrice extracellulaire" et commercialise des produits aux vétérinaires.
Les hommes ont publié des recherches démontrant la régénération chez les animaux du larynx, les cordes vocales, l'œsophage, la vessie, et tous les composants du système musculaire squelettique.
L'intérêt du Dr Spievack pour la régénération a commencé dans les années 1950 alors qu'il était étudiant au Kenyon College, selon un article publié dans le Kenyon College Bulletin. Son professeur de biologie, Maxwell E. Power, l'a chargé d'élever des salamandres, de couper leurs membres et d'enregistrer combien de temps il leur a fallu pour se régénérer. Le Dr Spievack a souvent crédité le professeur pour l'avoir inspiré à devenir médecin.

L’autre chercheur, Stephen Badylak
Stephen Badylak
Tout commence vers la fin des années 1980. Stephen Badylak, un américain spécialiste de la pathologie animale, souhaite trouver une alternative aux tubes synthétiques qui remplacent les aortes (les plus grosses et principales artères du cœur qui distribuent le sang oxygéné à l'ensemble de l'organisme) en chirurgie cardiaque. Il veut remplacer ces tubes synthétiques car ils provoquent des inflammations et forment des caillots sanguins.
Lui vint alors l'idée de prélever un morceau d'intestin grêle de son chien qui possède le bon diamètre afin de le greffer à la place de son artère. Grâce à cette expérience, il pourra déterminer si le morceau d'intestin grêle est assez résistant pour jouer le rôle d'une artère au sein de l'organisme d'un chien.

 Après avoir effectué l'opération, Stephen s'attend à ce que son chien ne survive pas. Pourtant, le lendemain, son chien était toujours en vie et en pleine forme. Stephen reproduit alors l'opération sur quatorze autres chiens, opérations qui s'avèrent concluantes. Afin de suivre l'évolution de la greffe, il réalise quelques observations au microscope, et c'est à ce moment précis que Stephen va faire une découverte qui va révolutionner le monde de la médecine. Il s'avère que le « tube » utilisé avait perdu les cellules internes spécifiques aux intestins, cependant il avait gagné des cellules spécifiques aux vaisseaux sanguins. Il y avait toujours la trace de la suture mais le tissu observé était celui d'une artère. Après avoir examiné d'autres chiens, il observe à chaque fois la disparition du tissu intestinal. Il en déduit donc que quelque chose dans ce tissu provoque la régénération de l'aorte.
Ce miracle a finalement été identifié par Stephen Badylak après de multiples recherches. Ce phénomène s'explique par la matrice extracellulaire, l'armature qui maintient les cellules intestinales ensemble. Par la suite, Stephen s'aperçoit qu'en ôtant toutes les cellules de cette matrice, un matériau blanc est obtenu. Ce matériau peut être sous diverses formes (en poudre, gel ou encore en feuilles) et il ne peut être rejeté par les organismes-hôtes. Malgré cette découverte, Stephen n'a pas encore résolu le problème : il doit comprendre comment cette matrice extracellulaire agit sur l'organisme.
La résolution de ce problème se produit en 2000, lors d'une biopsie effectuée sur un patient. La poudre issue du matériau blanc obtenu à partir de la matrice contient des protéines spécifiques qui agissent sur l'organisme à l'aide des cellules souches. Concrètement, ces protéines ordonnent le corps de commencer le processus de formation tissulaire en envoyant des signaux aux cellules souches afin qu'elles sachent quelle tâche accomplir. Cette découverte marque ainsi le début prometteur de la médecine régénérative.
Ainsi, on qualifie du terme « médecine régénérative » le fait de réparer ou régénérer une lésion ou un organe malade en remplaçant les parties endommagées concernées par un nouveau tissu cellulaire. La thérapie cellulaire s'appuie sur la culture des cellules avant de procéder à la transplantation, mais aussi sur l'utilisation des cellules souches notamment les cellules souches embryonnaires ou les cellules souches pluripotentes induites. L'intérêt d'utiliser ces cellules souches repose sur leur pluripotence, capacité qui permet à ces cellules de se transformer en n'importe quel type cellulaire et à se répliquer indéfiniment. Cette capacité a permis par exemple de transformer des cellules de peau en neurones.
De nombreuses maladies sont concernées à la médecine régénérative, car celle-ci possède un réel potentiel pour les vaincre. 
Le pouvoir de différenciation des cellules souches étant pratiquement illimité, l'application de la thérapie cellulaire sur des pathologies très répandues est attendue, notamment les greffes de cellules pancréatiques qui délivreraient l'insuline du corps des patients diabétiques, ou encore des greffes neurales afin de soigner les maladies neurodégénératives.
Parmi les autres maladies susceptibles d'être soignées grâce à la médecine régénératrice, on retrouve :
  • plusieurs types de cancer (leucémies, cancer du sein, du poumon, des testicules et autres)
  • les maladies cardiaques (infarctus, insuffisance cardiaque)
  • les désordres neurologiques (maladie de Parkinson, maladie d'Alzheimer ou encore les accidents cérébro-vasculaires)
  • les maladies oculaires (dégénérescence maculaire, glaucome, anomalies de la cornée)
  • les maladies auto-immunes (diabète, atteintes rénales, sclérodermie...)
  • les maladies musculo-squelettiques (traumatismes endommageant de cartilage, arthrose, dystrophie musculaire)

Bien que la médecine régénérative soit révolutionnaire, les travaux la concernant sont pour l'instant expérimentaux, et le passage du laboratoire à la chirurgie sera envisageable dans de nombreuses années. Cependant, plusieurs expériences réalisées depuis sa découverte aux résultats fascinants représentent un réel espoir pour la médecine.
Quelques exemples;
L’accident du bout de doigt coupé de M. Lee Spievack énuméré plus haut.
Un autre exemple prometteur, une équipe de chercheurs ont trouvé une solution pour remplacer les cellules victimes d'infarctus du myocarde du cœur d'un cochon par de nouvelles cellules souches saines. Le cochon est intubé, au centre du bloc opératoire de la Mayo Clinic alors qu'il se voit injecter plusieurs centaines de millions de cellules souches dans le cœur par le Dr. Atta Behfar. Cette technique de régénération des cœurs endommagés par un infarctus du myocarde à l'aide des cellules souches du patient a été conçue par le Dr. André Terzic, directeur du centre de médecine régénérative de la Mayo Clinic, et professeur d'Atta Behfar.
Récemment, lors d'une conférence, le Dr. Terzic, en compagnie du Dr. Christian Homsy, PDG de la société belge Cardio 3 Biosciences qui a pour but d'industrialiser et exploiter cette technique de régénération, ont tous les deux appris une excellente nouvelle. La FDA, Food and Drug Administration, ont exprimé leur accord pour le commencement des essais cliniques concernant la régénération des cœurs victimes d'infarctus sur le territoire américain. Ce procédé de régénération, baptisé C-Cure par la Mayo Clinic et Cardio 3 Biosciences sera désormais expérimenté non plus sur des souris et des cochons mais sur des centaines d'hommes et de femmes souffrant d'insuffisance cardiaque à la suite d'un infarctus. Un réel espoir pour les victimes d'un infarctus du myocarde.
 Des essais cliniques ont été menés sur cinq patients, des hommes âgés de 27 à 34 ans (trois militaires et deux civils), qui avaient été blessés à une jambe depuis plus de six mois et n'avaient pas connu d'amélioration notable malgré de la physiothérapie intensive.
Les médecins ont donc implanté chirurgicalement à ces patients, à l'endroit de leur blessure, de la membrane de vessie de porc dépouillée de ses cellules, pour ne laisser qu'un échafaudage de protéines appelé matrice extracellulaire. Cette matrice a permis de mobiliser les cellules souches produites par l'organisme lui-même, ce qui a conduit en partie à la restauration des tissus lésés.
La technique a été considérée comme un succès chez trois des cinq patients, alors que les deux autres participants ont de leur côté fait part d'une plus grande stabilité de la jambe lésée et généralement d'une meilleure qualité de vie.
Le succès de la démarche avait été défini comme une amélioration d'au moins 25 % des mouvements dans la vie quotidienne, comme le fait de soulever le pied en marchant, de monter des marches d'escalier, de se lever d'une chaise et de plier la jambe dans la position assise.
« Il s'agit d'une méthode efficace pour restaurer les fonctions musculaires chez des personnes ayant perdu une grande partie d'un muscle », a expliqué le Dr Stephen Badylak, de l'Université de Pittsburgh, l'un des principaux auteurs de cette étude.
Selon le Dr Badylak, il y avait jusqu'alors peu d'options pour traiter des personnes souffrant de graves blessures avec perte de masse musculaire importante. Mentionnons que lorsqu'une blessure n'est pas trop étendue, le muscle a la capacité de se régénérer tout seul.
Étant donné que la vessie de porc est largement disponible et que la sûreté de son utilisation médicale dépouillée de ses cellules est prouvée depuis longtemps, cette approche devrait aussi permettre la régénération de tissus humains autres que musculaires, estiment les auteurs de l'étude, qui a été publiée dans la revue américaine Science Translational Medicine.

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 Source FZN, par FRED | 5 juillet, 2016

LE CORPS HUMAIN SERA PEUT-ÊTRE UN JOUR CAPABLE DE SE RÉGÉNÉRER

La régénération cellulaire n’a rien de fantaisiste. Plusieurs amphibiens sont en effet dotés d’un mécanisme génétique permettant à leurs membres de repousser. En s’intéressant au génome humain, deux chercheurs américains ont découvert que le même mécanisme était également présent chez l’Homme. Toutefois, il ne serait pas activé chez nous. Pas par défaut en tout cas.
De nombreuses espèces sont capables de faire repousser leurs membres. Le triton, par exemple, peut tout à fait régénérer ses tissus. Même chose pour certaines salamandres aquatiques et notamment pour l’axolotl.
Cet animal pousse même le concept plus loin car la plupart de ses petits copains car il peut faire repousser toutes les parties de son corps. Des parties comme les pattes, la mâchoire, ses branchies ou même sa queue.
La régénération cellulaire n’est pas un mythe et plusieurs animaux sont équipés d’un mécanisme génétique de ce type
Ce mécanisme génétique fascine de nombreux chercheurs. Benjamin King et Viravuth Yin travaillent sur cette question depuis pas mal d’années maintenant et ils ont fini par émettre l’hypothèse que cette capacité était liée à un code générique présent sur tous ces animaux.
Ils ont donc entrepris de vérifier leur théorie en réalisant une étude complète portant sur trois animaux différents et plus précisément sur deux poissons et un amphibien : le poisson-zèbre, le polyptère du Sénégal et le fameux axolotl.
Pourquoi avoir choisi ces animaux ? Tout simplement parce qu’ils sont séparés par environ 420 millions d’années d’évolution.
Toujours est-il que leur stratégie a porté ses fruits car ils ont trouvé un système génétique similaire chez ces trois espèces, un système basé sur dix microARN et sur quatre ARNt. Fascinant, mais ce n’est pas fini car si cet ensemble est commun à nos trois animaux, il semble aussi fonctionner de la même manière.
L’être humain est lui aussi équipé de ce mécanisme génétique mais il n’est pas activé par défaut
Quel est le rapport avec nous alors ? Il est assez simple en fait. Ce système est aussi présent chez nous mais il n’est pas activé. Même chose chez tous les autres mammifères d’ailleurs.
Pourquoi ? C’est évidemment la question à un million d’euros mais personne n’a encore été en mesure d’expliquer la chose. En outre, aucun chercheur n’est parvenu à réactiver ce mécanisme chez l’être humain. Pas encore, du moins, car pas mal de scientifiques travaillent sur le sujet. Oui et s’ils parviennent à leurs fins, alors nous devrions être en mesure nous aussi de régénérer nos organes ou même nos membres.
En théorie, du moins.

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Source, Science & vie, Par Fiorenza Gracci, Le 06 avril 2016

UNE NOUVELLE TECHNIQUE OUVRE L'ESPOIR DE RÉPARER TOUS LES TISSUS À L'AIDE DES CELLULES SOUCHES

Cellules souches adipeuses _
De simples cellules adipeuses ont pu être transformées en cellules souches capables de régénérer toutes sortes de tissus.
Une nouvelle technique promet de se rapprocher du miracle que tout le monde attend : celui de pouvoir réparer n'importe quelle partie du corps humain. En deux semaines à peine et à l'aide de deux seules substances chimiques, des biologistes d'une université australienne ont appris à transformer les cellules de la graisse ou des os en cellules souches multipotentes. C'est à dire capables de régénérer toutes sortes de tissus endommagés par des accidents, des maladies ou par le simple vieillissement.
En jargon scientifique elles portent le nom de "cellules souches induites" (iMC, pour induced multipotent cells en anglais). Obtenues à partir des organes adultes, à l'aide d'un traitement biochimique, elles conservent le formidable potentiel thérapeutique des cellules souches tirées des embryons humains, sans pour autant poser de problème sur le plan éthique. Elles écartent aussi le risque de développer des tumeurs fréquemment observé lors de traitement avec les cellules embryonnaires.
Même mode de réparation que chez les organes de la salamandre
Résultat : un petit morceau de graisse ou d'os, opportunément cultivé en laboratoire, génère une quantité virtuellement inépuisable de cellules souches ! Mieux : les cellules iMC mises au point à l'université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) sont les premières à pouvoir régénérer chacune plusieurs types de tissus, tout simplement selon l'emplacement où elles sont injectées dans l'organisme.
Elles fonctionnent à la manière des cellules de la salamandre, également multipotentes, qui reconstruisent entièrement les membres sectionnés de l'animal : os, muscle, peau...
Comment fonctionne la nouvelle technique ?
Prélevées dans l'os ou dans la graisse de souris par l'équipe du professeur John Pimanda, les cellules adultes (dites "différenciées") ont été traitées deux jours durant avec de l'azacytidine, une substance qui efface en quelque sorte leur mémoire. En d'autres termes, elle remet à zéro les réglages épigénétiques intervenus au cours de leur développement à la surface des gènes, qui ont induit leur transformation de cellules souches à cellules adultes (un processus appelé "différenciation").
Ainsi revenues à l'état de cellules souches, elles ont été cultivées en laboratoire pendant deux semaines sous l'effet d'un facteur de croissance dérivé des plaquettes, PDGF. Ensuite, les biologistes ont testé chez des souris leur capacité de réparation de lésions des disques vertébraux. Avec un franc succès, comme le détaille une importante publication dans la revue PNAS.
Actuellement, la même équipe teste des cellules iMC prélevées chez l'humain pour réparer des lésions chez la souris. Les essais sur l'homme sont prévus pour 2017.
Qui pourra en bénéficier ?
Si les recherches se poursuivent avec succès, cette nouvelle technique devrait grandement bénéficier aux personnes souffrant de douleurs chroniques, de lésions aux disques vertébraux ou en cas de greffes compliquées concernant les os et les articulations. Actuellement, les chirurgies censées réparer les disques vertébraux échouent à guérir dans 20 % des cas.
Plus globalement, cette technique pourrait à terme être appliquée à d'autres types de cellules pour réparer, potentiellement, tous les types de tissus du corps humain !

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Personnellement je crois que le texte suivant est presque de la science-fiction. Si cela devient réel, la médecine sera d'une grande simplicité. Presque la totalité des réalisations futures énoncées sur l'ensemble de mes recherches dans la médecine du futur, seraient pour bien dire, résolus iniquement avec cette nouvelle invention!

Source, Maxi Science, Publié par Émeline Ferard, le 23 août 2017
Cette incroyable invention pourrait permettre à votre corps de se réparer avec un simple contact
Des scientifiques américains ont conçu un minuscule dispositif capable d'aider le corps à réparer des cellules, des tissus voire des organes avec un simple contact. L'invention fait à peine la taille d'un bouton de manchette mais elle pourrait permettre une avancée majeure dans le domaine de la médecine régénérative. Son fonctionnement est simple : il suffit d'un contact de quelques secondes avec la peau pour que ce dispositif agisse et aide le corps à réparer d'éventuelles cellules endommagées, des tissus voire des organes. 
Tissue nanotransfectiont
Baptisée "Tissue nanotransfectiont" (TNT), cette nouvelle technologie a été conçue par des chercheurs de l'Université d’État de l'Ohio aux États-Unis. Et les premiers essais réalisés chez l'animal se sont d'ores et déjà avérés prometteurs.
Des cellules reprogrammées Comme son nom l'indique, la technologie repose sur le principe de transfection, autrement dit, le transfert de matériel génétique dans des cellules. Ce transfert se fait grâce à une nanopuce à poser sur la zone de peau à réparer. 
En lui appliquant un faible courant électrique, cette nanopuce injecte directement l'ADN ou l'ARN dans les cellules cutanées voisines. L'objectif du matériel génétique injecté est de reprogrammer les cellules afin qu'elle puisse devenir n'importe quel type cellulaire de n'importe quelle partie du corps telle que des vaisseaux sanguins ou des organes comme le cœur. Ainsi transformées, les cellules peuvent alors agir pour aider le corps à se réparer.
"En utilisant notre nouvelle technologie de nanopuce, des organes endommagés ou lésés peuvent être remplacés. Nous avons montré que la peau est un terrain fertile où nous pouvons faire pousser les éléments de n'importe quel organe déclinant", a expliqué le Dr Chandan Sen, co-auteur de l'étude parue dans la revue Nature Nanotechnology.
Testée chez l'animal Après avoir mis au point leur concept, les scientifiques l'ont testé chez des souris et des cochons. Au cours de leur étude, ils ont utilisé le dispositif chez des sujets ayant une patte gravement blessée et souffrant d'un manque d'afflux sanguin. Ils ont ainsi reprogrammé les cellules cutanées afin qu'elles deviennent des cellules vasculaires. Deux semaines après l'application du dispositif et le transfert d'ADN, de nouveaux vaisseaux sanguins actifs s'étaient formés dans la patte blessée et dès la troisième semaine, le membre était sauvé, d'après les chercheurs. "C'est difficile à imaginer mais c'est réalisable et ça marche avec succès 98% du temps", a affirmé le Dr Sen dans un communiqué.
Durant des essais en laboratoire, l'équipe serait même allée plus loin. Elle aurait utilisé son dispositif pour reprogrammer des cellules cutanées en cellules nerveuses avant de les injecter dans le cerveau endommagé de souris afin de les aider à se remettre d'une attaque cérébrale. Pour l'heure, aucun essai n'a encore été réalisé chez l'humain.
Simple et non-invasif selon ses concepteurs, cette technologie TNT présenterait plusieurs avantages. "Le processus prend moins d'une seconde et est non-invasif. La puce ne reste pas sur vous et la reprogrammation des cellules démarre", a détaillé le spécialiste. En outre, la technologie faisant appel aux propres cellules du patient, elle éliminerait le risque de réaction du système immunitaire.  "Le concept est très simple", a souligné L. James Lee, autre co-auteur de l'étude. Le dispositif ne nécessite en effet aucune procédure à réaliser en laboratoire. "D'ailleurs, nous avons même été surpris de voir à quel point cela a fonctionné.
Dans mon laboratoire, nous avons lancé des recherches pour comprendre le mécanisme et faire encore mieux".   Les scientifiques pensent qu'outre réparer des organes, la technologie  pourrait permettre de lutter contre des pathologies neurologiques comme les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson. Selon eux, il serait par exemple possible de reprogrammer des cellules cutanées afin d'obtenir des cellules nerveuses dans une partie périphérique telle que le bras avant de les injecter dans le cerveau.   "Ce n'est que le début, il y a plus à venir", a conclu le Dr Sen précisant que son équipe prévoit de démarrer les essais chez l'humain dès l'année prochaine.


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Mon analyse personnelle sur l’ensemble de mes recherches sur la médecine du futur!
Depuis plusieurs décennies, par des énormes investissements sur la recherche, le très grand nombre de scientifiques sur l’ensemble de la planète, les avancés extrêmement rapide des technologies, nous conduisent à un point culminent;
La santé éternelle, ou la mort deviendra une option que nous choisirons à moins que la fatalité en décide autrement.

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La semaine prochaine, la vie éternelle pour le futur.


P.S. Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.

dimanche 8 avril 2018

La médecine du futur, sixième partie

Que nous réserve le futur!

Beaucoup d'entre nous aimerions connaître le futur, certains utilisent la voyance, d'autres les prophètes comme Nostradamus, ou d'autres moyens qui laissent beaucoup de doutes.
J'ai créé une série sur 14 recherches spécifiques à notre existence, ses recherches sont effectuées à partir des progrès scientifiques et technologiques. Par la lecture de cette série, vous découvrirez notre monde du futur, tel qu'il sera, dans un avenir souvent pas si lointain! Alors bonne lecture à vous.
Semaine 12
Les articles de cette page: 
  • Cancer de la prostate avancé, vers un nouveau standard de traitement.
  • Un espoir pour les malades du cancer du pancréas.
  • Un médicament anti-malaria prometteur dans le traitement du cancer.
  • Un code artificiel contrôlant des virus les transforme en armes contre les maladies infectieuses et le cancer.
  • Bientôt un vaccin contre les cancers.









Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.



Le cancer, après toutes ses années de recherche par des scientifiques au travers le monde, se monstre redoutable sera-t-il vaincu !


Source, Doctissimo, par David Bême,  le 03 juin 2017
Cancer de la prostate avancé : vers un nouveau standard de traitement
L'ajout d'un nouveau médicament antihormonal au traitement standard contre le cancer avancé de la prostate a réduit jusqu'à 38% le risque de décès des patients. Ces résultats présentés lors du congrès de l’ASCO 2017 devraient changer la prise en charge de ces cancers redoutables.
Le traitement du cancer de la prostate a connu peu de changements depuis près de 70 ans, mais en l’espace de deux ans, deux avancées ont changé la prise en charge des formes métastatiques
Deux nouvelles études présentées lors du congrès de l’ASCO 2017 devraient encore faire avancer la prise en charge de ces cancers avec l’utilisation d’une hormonothérapie de deuxième génération l’acétate d’abiratérone.
Cancers métastatiques d’emblée : l’acétate d’abiratérone change la donne
L’acétate d’abiratérone (Zytiga ® commercialisée par les laboratoires Janssen).est transformé in vivo en abiratérone qui va inhiber l’activité de l'enzyme 17α-hydroxylase/C17,20-lyase (CYP17). Cette enzyme est exprimée et nécessaire lors de la biosynthèse des androgènes au niveau des testicules, des glandes surrénales et des tissus tumoraux prostatiques. Cette molécule combine ainsi une action extratumorale et intratumoral. Ce médicament est actuellement utilisé lorsque le cancer de la prostate échappe à l’hormonothérapie standard et peut se propager aux os, provoquant des douleurs et des fractures. Le médicament est associée à la prednisone (dont le rôle est d'éviter les effets tensionnels et métaboliques).
Combinée à la prédnisone et à la thérapie anti-hormonale de référence pour les hommes venant d'être diagnostiqués d'une tumeur cancéreuse de la prostate ayant fait des métastases, cette nouvelle combinaison permet de retarder de 18 mois la progression du cancer (de 14,8 à 33 mois), selon l’étude de phase 3 dite LATITUDE, menée par le Dr Karim Fizazi. L'essai a été mené avec 1.200 patients dans 34 pays de février 2013 à décembre 2014. Après un suivi de 30 mois, l'étude LATITUDE témoigne également d’une baisse du risque de décéder de 38 %. La médiane de survie (délai à partir duquel la moitié des patients sont décédés) n’est toujours pas atteinte dans le groupe traité par cette nouvelle association. Le gain de survie pourrait donc être encore plus grand.
L’autre essai clinique (STAMPEDE), dirigé par le Dr Nicholas James, professeur de cancérologie clinique à l'hôpital Queen Elisabeth à Birmingham a porté sur 2 000 hommes atteints de cancers de la prostate d’emblée métastatique ou de cancers de la prostate localement avancés. Un suivi indique après 40 mois une réduction du risque de mortalité de 37%. Après trois ans de traitement, 83 % des hommes ayant bénéficié de l’abiratérone étaient en vie, contre 76 % qui ont suivi le traitement standard et seulement 45 % étaient en rechute contre 75 % pour le traitement standard. "Le Zytiga non seulement prolonge la vie, mais réduit aussi le risque de rechute de 70% et celui de complications osseuse de 50%", souligne le professeur James. Des résultats à 3 ans mis en évidence dans l'illustration ci-dessous.
Moins d’effets secondaires avec l’abiratérone qu’avec une chimiothérapie
L’acétate d’abiratérone est généralement bien toléré avec peu d'effets secondaires mais qui peuvent être sévères comme l'hypertension artérielle, de faible taux de potassium et des anomalies enzymatiques du foie.
"Nous devons être prudent en utilisant l'abiratérone chez certains hommes avec un risque accru de problème cardiaque. En cas d’insuffisance cardiaque sévère, il est plus prudent de régler le problème cardiaque avant d’envisager un traitement associant l’hormonothérapie standard à l’abiratérone ou une chimiothérapie", a mis en garde le Dr Fizazi.
 Pour la majorité des patients atteints de cancers métastatiques d’emblée, le Dr Fizazi juge que l’abiratérone doit devenir le nouveau standard de traitement : "Le bénéfice de l'utilisation précoce de l'abiratérone observé dans cette étude est au moins comparable au bénéfice de la chimiothérapie au docétaxel (même s’il est difficile de comparer deux études), mais l'abiratérone semble beaucoup plus facile à tolérer, et de nombreux patients ne signalent aucun effet secondaire".
De plus amples recherches sont nécessaires pour savoir si ces deux traitements (chimiothérapie + abiratérone) peuvent être combinés, sachant que leurs modes d’action sont différents ou si certains patients tireraient plus de bénéfices d’une des deux options thérapeutiques. Pour l’instant, on ne peut pas répondre à cette question mais les études se poursuivent notamment à travers les analyses moléculaires des échantillons de tissus recueillis de l’étude anglaise pour voir si un sous-groupe de patients bénéficiera davantage de l'addition de docétaxel ou d'abiratérone.


Source, The times of Israël, Par Shoshanna Solomon, 4 janvier 2018,
Un espoir pour les malades du cancer du pancréas
Des chercheurs découvrent le génome et travaillent à un "cocktail" de nanoparticules pour éliminer les tumeurs directement dans les tissus cancéreux
Image d'un patient atteint de cancer et sa perfusion goutte à goutte. (CIPhotos, iStock par Getty Images)
Une étude de l’Université de Tel Aviv qui cherche à déterminer pourquoi certains patients atteints de cancer du pancréas ont plus de chances de survivre à la maladie que d’autres, espère utiliser les résultats pour développer un cocktail efficace de médicaments pour lutter contre le cancer agressif ainsi que d’autres types, selon les chercheurs.
L’étude, qui a été publiée mardi dans Nature Communications, a été dirigée par le professeur Ronit Satchi-Fainaro, président du Département de physiologie et de pharmacologie à la Faculté de médecine Sackler de l’université de Tel Aviv.
Le cancer du pancréas figure parmi les cancers les plus agressifs connus aujourd’hui. La grande majorité des patients atteints de cancer du pancréas succombent dans l’année qui suit le diagnostic.
« Malgré tous les traitements proposés par la médecine moderne, environ 75 % des patients atteints du cancer du pancréas meurent dans les 12 mois suivant le diagnostic, et beaucoup meurent en quelques mois », a déclaré Satchi-Fainaro.
« Mais environ 7 % des personnes diagnostiquées survivent plus de cinq ans. Nous avons cherché à examiner ce qui distingue les survivants des autres patients », a-t-elle dit. « Nous avons pensé que si nous pouvions comprendre comment certaines personnes vivent plusieurs années avec cette maladie très agressive, nous pourrions être en mesure de développer une nouvelle stratégie thérapeutique. »
L’équipe de recherche a examiné des cellules cancéreuses pancréatiques et découvert une corrélation inverse entre un gène qui favorise le développement du cancer et un autre qui détruit le cancer. Les niveaux de miR-34a, un destructeur de tumeur, étaient faibles chez les souris atteintes du cancer du pancréas et dans les cellules humaines, tandis que les niveaux de PLK1, un oncogène connu qui stimule le développement des cellules cancéreuses, étaient élevés. Cependant, les patients qui ont vaincu le cancer – les survivants à long-terme – avaient une constitution génétique complètement opposée : ils avaient des niveaux plus élevés de destructeurs de tumeur et des niveaux inférieurs du gène PLK1.
Les chercheurs ont validé leurs résultats avec des échantillons humains au Sheba Medical Center, Tel Hashomer à Ramat Gan et ensuite avec une plus grande quantité d’échantillons à l’Université du Maryland. Un profilage d’ADN et l’analyse d’échantillons prélevés chez des patients atteints du cancer du pancréas a montré le même schéma génomique trouvé plus tôt chez les souris et les humains atteints du cancer du pancréas.
Internalisation cellulaire de nanoparticules portant des séquences d’interférence ARN dans des cellules cancéreuses pancréatiques (marquées en vert avec un noyau marqué en bleu). Image prise par Hadas Gibori de TAU en utilisant un microscope confocal (Courtesy)
« Cela nous a donné une image claire des cibles pour le développement de la thérapie », a déclaré Satchi-Fainaro lors d’une interview téléphonique. « L’idée est d’essayer de ‘rééduquer’ les cellules pancréatiques pour inhiber le gène PLK1 et faire ressortir le gène miR-34a », dans le but de retarder le développement de la maladie et prolonger la vie des patients.
Supprimer le mauvais, stimuler le bon
Dans une deuxième étape de la recherche, les scientifiques ont mis au point une nouvelle nanoparticule capable de délivrer sélectivement du matériel génétique à une tumeur, sans effets secondaires pour les tissus sains environnants.
« Nous avons conçu le ‘nanocarrier’ pour transporter deux passagers : le miR-34a, et un petit ARN interférent (siRNA) qui fait taire le PLK1 », a déclaré Satchi-Fainaro. « La nanoparticule intelligente sait comment trouver le cancer du pancréas et libérer sa cargaison qui fera taire le PLK1 et aider à exprimer le miR-34a. »
« La nanoparticule est comme un taxi transportant deux passagers importants », a-t-elle expliqué. « De nombreux protocoles d’oncologie sont des cocktails, mais les médicaments n’atteignent généralement pas la tumeur en même temps. Mais notre «taxi» a gardé les «passagers» – et le reste du corps – en toute sécurité, en ciblant uniquement le tissu tumoral. Une fois ‘stationnée’, une enzyme présente dans le cancer du pancréas provoque la biodégradation du transporteur, ce qui permet de libérer la cargaison thérapeutique à la bonne adresse : les cellules cancéreuses ».
Pour valider leurs découvertes, les scientifiques ont injecté les nouvelles nanoparticules dans des souris porteuses de tumeurs pancréatiques et ont observé qu’en rééquilibrant ces deux cibles – augmentant l’expression de l’un et bloquant celle de l’autre – ils ont prolongé la survie des souris de manière significative.
« Nous avons réussi à changer la signature génétique des cellules cancéreuses pancréatiques et inhiber le gène du cancer et augmenter la survie des souris », a-t-elle déclaré. « J’espère que cela mènera au développement de nouveaux médicaments qui augmenteront la survie globale des patients atteints de cancer. »
L’étude a également été menée par Hadas Gibori et Shay Eliyahu, tous deux du laboratoire multidisciplinaire de Satchi-Fainaro, en collaboration avec le professeur Eytan Ruppin du département informatique de la TAU et l’Université du Maryland et le Prof. Iris Barshack et le Dr. Talia Golan du Centre Médical Sheba, Tel Hashomer.


Source Société canadienne du cancer, 27 novembre 2017                                     
Un médicament anti-malaria prometteur dans le traitement du cancer
Les chercheurs en oncologie essaient souvent de trouver une nouvelle vocation à des médicaments utilisés pour d’autres maladies, dans l’espoir que ceux-ci auront également un effet sur le cancer. Les médicaments en cours de développement ou déjà commercialisés peuvent faire avancer la recherche plus vite qu’avec des projets qui partent de zéro.
Les antipaludiques, ou médicaments contre la malaria, ont été étudiés comme traitement du cancer, mais ont donné des résultats très décevants. Une équipe de chercheurs de l’Université de Pennsylvanie a modifié des antipaludiques en les rendant plus capables de cibler la partie de la cellule qui élimine les déchets et, ainsi, plus efficaces.
Les lysosomes jouent un rôle important dans le développement du cancer
Les lysosomes sont souvent décrits comme étant le système d’élimination des déchets d’une cellule. Ce sont des composants spécialisés d’une cellule, qui peuvent briser et « recycler » le matériel biologique. Les chercheurs savent maintenant qu’ils jouent aussi des rôles importants dans le cancer. Les lysosomes interviennent dans la mort cellulaire, laquelle ne se fait pas normalement en présence de cancer, de même que dans la croissance et la propagation des tumeurs.
C’est pourquoi les chercheurs ont pensé aux médicaments qui ciblent les lysosomes comme approche de traitement du cancer. Toutefois, cette approche n’a connu qu’un succès limité jusqu’ici.
Le fonctionnement des lysosomes repose sur deux processus importants et interdépendants : l’un brise les composants de la cellule et contribue à l’apparition d’une résistance au traitement, tandis que l’autre régule la croissance cellulaire. Les chercheurs ont découvert que si un seul de ces processus est ciblé par un médicament, l’autre s’amplifie et le cancer continue d’évoluer. Il faut un médicament qui attaque les deux processus en même temps.
Un nouveau médicament cible une protéine importante dans l’activité des lysosomes
Dans le cadre de l’étude, une équipe de chercheurs a conçu un nouveau médicament pour tenter d’arrêter simultanément ces deux processus. Ce médicament, appelé DQ661, est constitué de deux molécules d’un antipaludique jointes l’une à l’autre.
Lorsqu’ils ont évalué le DQ661, les chercheurs ont pu déterminer qu’il agissait sur une protéine spécifique dans les lysosomes. Cette protéine est une bonne cible pour des médicaments anticancéreux qui doivent attaquer d’un coup les processus de croissance et de décomposition, car elle commande les deux processus. Mis à l’épreuve dans des cellules de mélanome et des cellules cancéreuses du côlon, le DQ661 a réduit la croissance tumorale et prolongé la survie.
Les chercheurs ont également évalué le DQ661 dans des cellules pancréatiques cancéreuses en le combinant à la gemcitabine, un médicament couramment utilisé contre le cancer du pancréas. Ensemble, les deux médicaments ont mieux traité le cancer que l’un ou l’autre employé seul.
Le nouveau médicament pourrait être un traitement à grande échelle du cancer
Les chercheurs ont obtenu des résultats mitigés en se servant des antipaludiques comme armes contre le cancer. Toutefois, en modifiant la structure d’un médicament, ils ont créé un moyen efficace de cibler une protéine maîtresse de deux processus importants dans les lysosomes, et de traiter le cancer avec succès.
Alors que plusieurs nouveaux traitements du cancer ne conviennent qu’à certains groupes de personnes, cette approche, bien qu’elle soit encore aux tout premiers stades de la recherche, pourrait avoir une portée plus vaste. En ciblant les processus qui prennent place dans les lysosomes, et qui sont communs à beaucoup de cancers, ce nouveau médicament laisse entrevoir des possibilités de traiter un grand nombre de personnes pour toutes sortes de cancers.


Source, Up magazine, Charles-Elie Guzman  6 Novembre 2017
Un code artificiel contrôlant des virus les transforme en armes contre les maladies infectieuses et le cancer
Un projet de recherche mis au point par des scientifiques britanniques de l'Université de York et de l'Université de Leeds a permis d'établir la façon de rédiger un code qui peut régir l'assemblage des virus. En d'autres termes, les chercheurs déclarent être en mesure d'écrire un code pour contrôler le fonctionnement des virus. Cette découverte pourrait avoir un impact considérable sur l'avenir des traitements médicaux et de la vaccination.
Dans une étude précédente les scientifiques de Leeds et de York avaient découvert que de nombreux virus simples utilisaient un code caché dans leurs instructions génétiques pour la production de protéines virales qui sont décodées pendant l'assemblage viral.
Aujourd'hui, les mêmes chercheurs sont allés au-delà de la simple lecture des instructions d'assemblage cachées pour rédiger leurs propres messages afin de réglementer l'assemblage viral. Leur capacité à décoder et à réorienter les instructions d'autoassemblage dans les génomes viraux est si efficace qu'il est désormais possible d’écrire des instructions artificielles pour l'assemblage qui, selon les chercheurs, sont meilleures que celles trouvées dans la nature.
Ces messages artificiels sont écrits sous forme de molécules d'ARN qui, contrairement aux génomes viraux, n'encodent plus les messages pour la création de protéines virales, les rendant ainsi totalement inoffensifs pour l’organisme.
Cette nouvelle compréhension des codes d'autoassemblage viraux pourrait s'avérer extrêmement importante dans une série d'applications cliniques, telles que la thérapie anticancéreuse et la vaccination.
 Le professeur Reidun Twarock, biologiste mathématicien aux départements de mathématiques, de biologie et d'analyse des systèmes complexes du York Centre for Complex Systems Analysis de l'Université de York, utilise l’analogie avec le bricolage pour expliquer ses recherches : « c'est comme si vous preniez un ensemble d'instructions pour construire une étagère, et comprendre ce qui rend l'assemblage efficace, puis utiliser les instructions pour construire une autre étagère en utilisant du bois de meilleure qualité ».
Il ajoute : « À l'avenir, nos recherches devraient permettre l'introduction dans le corps de quelque chose qui ressemble, vu de l’extérieur, à un virus, mais qui contient une cargaison différente à l'intérieur de sa coquille protéique. Ce virus serait totalement inoffensif car tout ce qui le rend infectieux aura été enlevé, ne laissant que le message du code d'assemblage qui rend la formation de la coquille protéique efficace.
Cette carapace pourrait déclencher une réponse du système immunitaire qui permettrait à l'organisme de vaincre une infection, s'il devait un jour la rencontrer dans l’organisme. Cette même méthode pourrait même servir à transporter des cargaisons vers des cellules particulières, dans une application que Twarock compare à un "cheval de Troie".
 Le professeur Peter Stockley, chimiste biologique du Centre Astbury de biologie moléculaire structurale de l'Université de Leeds, précise : « Nos recherches montrent qu'il est maintenant possible de créer des particules virales très efficaces, qui englobent le manuel d'assemblage artificiel et potentiellement d'autres cargaisons, mais qui ne peuvent pas se reproduire. La clé de cette découverte est que les caractéristiques utiles des particules sont conservées, tandis que leur capacité de réplication et leur capacité à distribuer les protéines nocives ont été supprimées. » Le professeur poursuit : « Ces particules ont un large éventail d'applications potentielles, y compris dans la production de vaccins synthétiques et de systèmes pour délivrer des gènes à des cellules spécifiques. »
L'équipe confirme à nos confrères de Futurism que les applications les plus immédiates de cette technique pourraient être trouvées dans des applications thérapeutiques pour les personnes atteintes de cancer et qu'elle pourrait également être utilisée pour créer des vaccins synthétiques. L'étape suivante consiste à reprendre les principes établis dans cette étude et à commencer à les tester en milieu clinique pour des cas d'utilisation spécifiques. Bien sûr, son utilisation chez les humains prendra un certain temps. « Nous estimons qu'il faudra environ 2 à 3 ans avant que de telles études soient terminées et que cette technologie soit disponible », précisent les professeurs Twarock et Stockley.


Source, Université de Montréal, publié par Dominique Nancy, le  27 janvier 2017
Bientôt un vaccin contre les cancers
Des chercheurs de l’IRIC ont découvert que la totalité de l’ADN recelait des solutions pour enrayer ce fléau mondial.
Et si les cancers pouvaient être traités par une simple stimulation de notre système immunitaire? L’idée semble trop belle. Pourtant, l’équipe du Dr Claude Perreault, chercheur à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, professeur à la Faculté de médecine de l’UdeM et hématologue à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, travaille très sérieusement à ce projet. Et ses découvertes sont impressionnantes… 
D’ici 10 ans, un vaccin universel pourrait nous immuniser contre la plupart des cancers!
«Oui, j’y crois, dit-il. On ne pourra pas traiter tous les cancers, mais certainement une grande majorité de ceux-ci.»
Une étude réalisée dans son laboratoire par une étudiante de troisième cycle en biologie moléculaire, Céline Laumont, est porteuse d’espoir. Les résultats obtenus pourraient permettre d’augmenter l’activité antitumorale des lymphocytes T. «Ces cellules immunitaires constituent une arme redoutable contre les cancers, puisqu’elles gardent en mémoire toutes les cellules anormales rencontrées et qu’elles peuvent vivre éternellement en se transformant en cellules souches, indique Claude Perreault. D’où l’idée d’accroître leur activité antitumorale grâce aux peptides qui stimulent leur production.»
Mais voilà, plusieurs chercheurs dans le monde essaient de mettre au jour les antigènes spécifiques des cellules cancéreuses. C’est que ceux-ci possèdent des propriétés qui permettent de les associer précisément à certaines tumeurs. Il serait donc possible d’améliorer les traitements d’immunothérapie en ciblant les cellules tumorales qui produisent ces peptides afin de les éliminer, sans nuire aux cellules saines. En vain.
Jusqu’à ce que Céline Laumont décide de regarder ailleurs, là où personne ne cherchait… Dans les séquences de notre ADN qu’on croyait non codantes (c’est-à-dire que leur fonction biologique n’est pas remplie par une protéine). Bingo! C’est là que les petites coquines se cachaient. «Étonnamment, les protéines immunogènes proviennent de séquences de l’ADN dont le rôle biologique était inconnu jusqu’à maintenant», affirme Claude Perreault.
«À ce jour, on pensait que tous les peptides présentés au système immunitaire étaient codés par moins de 2 % de nos gènes, ajoute-t-il. Le reste des séquences de notre ADN, soit 98 %, était considéré comme non codant.» Erreur. L’étude de Mme Laumont démontre que la totalité de notre ADN peut produire des peptides immunogènes, qui sont reconnaissables par notre système immunitaire.
Cette percée, qui représente une avancée significative dans le domaine de la cancérologie, a fait l’objet d’une publication en 2016 dans la revue scientifique Nature Communications.
À la recherche de l’antigène
«C’est une découverte majeure, car toutes les cellules cancéreuses ont un ADN anormal. La reconnaissance du soi est donc capitale pour détecter les cellules infectées et les supprimer tout en épargnant celles qui sont saines», explique le Dr Perreault. Cette détection est possible grâce au système immunitaire, plus particulièrement aux lymphocytes T (pour «thymus»). Le Dr Perreault consacre depuis une quinzaine d’années ses travaux à cet organe méconnu.
Une étude antérieure menée dans son laboratoire avec des souris a montré l’importance des lymphocytes T dans les traitements. «On s’est aperçu que ce qui permettait de guérir, c’était les lymphocytes T, mentionne-t-il. Si on les enlève, il n’y a pas de guérison. Leur absence décuple le taux de cancers spontanés.»
Chez l’humain, c’est la même chose. «Lorsqu’on regarde des biopsies de tumeurs cancéreuses, quel que soit le type de cancer, on constate qu’il y a une grande présence de lymphocytes T», souligne Claude Perreault.
Il y a 20 ans, personne ou presque ne l’aurait cru possible. Mais on peut désormais prédire la survie du patient en fonction de sa réponse immunitaire contre le cancer. «On fait une biopsie et l’on compte le nombre de lymphocytes T. Plus leur nombre est élevé et plus la réponse immunitaire est grande», dit le Dr Perreault. Le taux de survie 15 ans plus tard s’élève à 90 % chez ceux qui ont une forte réponse immunitaire, alors qu’il se situe à moins de 20 % pour les autres.
Des études exploratoires ont montré que la simple injection d’un stimulant immunitaire donne un meilleur taux de survie que la chimiothérapie. «Ce stimulant est analogue à ce qu’on appelle un “adjuvant” dans un vaccin, précise Claude Perreault. Si le simple fait d’injecter l’équivalent d’un adjuvant a un effet positif sur la maladie, imaginez ce qu’on pourrait faire si l’on avait le deuxième composant, soit l’antigène, pour mettre au point un vaccin. On devrait pouvoir guérir pratiquement tous les cancers!»

Comment cela fonctionne?
1)      Des antigènes du cancer sont injectés dans le corps.
Les lymphocytes T reconnaissent l’antigène injecté. Ceux qui se lient à l’antigène sont activés.

2)      Les lymphocytes activés se multiplient.
Les peptides présents sur les cellules anormales stimulent la production des lymphocytes T. Cette armée de cellules immunitaires part à la guerre.

3)      Les cellules cancéreuses sont détruites.
Les cellules immunitaires attaquent l’antigène du cancer à sa surface avec des armes moléculaires. Grâce au vaccin, le combat est plus efficace et permet de vaincre le cancer avant même qu’une tumeur se forme.

4)      L’armée de lymphocytes T monte la garde.
Si une cellule cancéreuse apparaît quelques années plus tard, les lymphocytes T réagissent de nouveau. Les cellules immunitaires ont gardé en mémoire l’antigène du cancer. La cellule anormale est reconnue et attaquée.


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La semaine prochaine, dernière partie de la médecine du futur.


P.S. Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.