dimanche 6 mai 2018

Les humanoïdes!

Que nous réserve le futur!

Beaucoup d'entre nous aimerions connaître le futur, certains utilisent la voyance, d'autres les prophètes comme Nostradamus, ou d'autres moyens qui laissent beaucoup de doutes.
J'ai créé une série sur 14 recherches spécifiques à notre existence, ses recherches sont effectuées à partir des progrès scientifiques et technologiques. Par la lecture de cette série, vous découvrirez notre monde du futur, tel qu'il sera, dans un avenir souvent pas si lointain! Alors bonne lecture à vous.

Semaine 17
Les articles de cette page: 
  • Les humanoïdes aujourd'hui.
  • Découvrez Sophia, le premier robot au monde à obtenir la citoyenneté.
  • Voici Harmony, le premier robot sexuel muni d'une intelligence artificielle.
  • Voici Henry, le premier robot sexuel destiné aux femmes et capable de faire de l'humour.
  • La police de Dubaï accueille le premier policier-robot humanoïde.
  • Un "avocat robot" pour aider les victimes d'agressions sexuelles.
  • Amazon travaillerait à la conception de son premier robot domestique.
  • L'ordinateur et le cerveau.
  • L'intelligence artificielle!
  • Des chercheurs tentent d'apprendre aux robots à ressentir la douleur.
  • Les robots pourront-ils un jour avoir une conscience?
  • Un robot peut-il comprendre qu'on l'aime?
Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.


Source, Wikipédia
Le terme robot apparaît pour la première fois dans la pièce de théâtre (science-fiction) écrite en 1920 par Karel Čapek (né en Tchécoslovaquie), mise en scène à Prague en 1921 et jouée à New York en 1922 : R. U. R. (Rossum's Universal Robots).  Le mot a été créé par son frère Josef à partir du mot tchèque « robota » qui signifie « travail, besogne, corvée ».
Un robot est un dispositif mécatronique (alliant mécanique, électronique et informatique) accomplissant automatiquement soit des tâches qui sont généralement dangereuses, pénibles, répétitives ou impossibles pour les humains, soit des tâches plus simples mais en les réalisant mieux que ce que ferait un être humain.
Un robot humanoïde est un robot dont l'apparence générale rappelle celle d'un corps humain. Généralement, les robots humanoïdes ont un torse avec une tête, deux bras et deux jambes, bien que certains modèles ne représentent qu'une partie du corps, par exemple à partir de la taille.
En science-fiction, un androïde est un robot construit à l'image d'un être humain (stricto sensu, andr désigne l'homme au sens masculin, mais même si humanoïde est parfois utilisé en alternance avec androïde, on n'hésite pas à parler d'androïde pour un robot à l'image d'une femme. 
Le premier robot humanoïde est probablement dû à Léonard De Vinci, qui présenta en 1495 un chevalier en armure capable de s’asseoir, relever sa visière et bouger ses bras. Après avoir découvert ses notes et schémas en 1950, une réplique fonctionnelle fut construite et exposée au musée de Berlin :


Les humanoïdes aujourd’hui

Source, Radio-Canada, Publié le mardi 6 février 2018
Au Japon, le téléjournal est présenté par un robot nommé Erica
Le robot humanoïde Erica, créé par le Japonais Hiroshi Ishiguro, lors d'une présentation à la presse en 2017  Photo : Hiroshi Ishiguro Laboratory, ATR
Les Japonais accueilleront bientôt sur leurs écrans une présentatrice de nouvelles un peu spéciale : Erica, un robot humanoïde créé par le Japonais Hiroshi Ishiguro, une première dans le monde.
Selon le Wall Street Journal, le robot devrait entrer en fonction en avril prochain. Il est doté d’un système d’intelligence linguistique avancé, qui lui permet de réciter un texte rédigé à l’avance, mais également de soutenir une conversation avec un humain.
Il dispose de plusieurs algorithmes de traitement de la parole et de capteurs de mouvement infrarouges, qui lui permettent de savoir quand on s’adresse à lui et d’où provient le son.
Voici un aperçu des capacités d'Erica lors d'une interaction avec une femme (en anglais):
Son concepteur, Hiroshi Ishiguro, un célèbre roboticien à la tête du Intelligent Robotics Laboratory à l’Université d’Osaka, avait au départ créé le robot Erica pour qu’il occupe un emploi de réceptionniste.
Doté de l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, le robot ne peut pour l’instant bouger ni ses bras ni ses jambes et peut seulement se tenir en position assise.
Toutefois, son visage est capable d’exprimer des émotions simples, comme esquisser un sourire, et ses yeux suivent du regard son interlocuteur.
Un avenir prometteur
Hiroshi Ishiguro s’est donné pour mission de doter à terme le robot Erica d’une « conscience indépendante », rapporte le Wall Street Journal.
Le roboticien a par ailleurs affirmé que la voix d’Erica devrait bientôt servir d’assistant vocal aux passagers des futures voitures autonomes d’un constructeur japonais, sans en dévoiler le nom.
Si les débuts d’Erica à la télévision seront une première dans le monde de l’intelligence artificielle, le nom de la chaîne qui l’accueillera n’a pas encore été dévoilé.

Source, Sudinfo.be, Publié le Jeudi 9 Novembre 2017                                                        Découvrez Sophia, le premier robot au monde à obtenir la citoyenneté: «Les robots ne sont pas conçus pour détruire les humains» 
L’Arabie saoudite a décidé d’être le premier pays au monde à donner la nationalité à… un robot. Ce robot, c’est Sophia. Créée par la société hongkongaise Hanson Robotics, elle est aujourd’hui le robot le plus technologiquement avancé et le plus « expressif au monde ».
Sophia est un robot pas comme les autres. Si elle a beaucoup de qualités et notamment celle d’être capable de reproduire plus d’une soixantaine d’expressions faciales, elle est surtout le premier robot, féminin de surcroît, à obtenir la nationalité d’un pays. c’est à Riyad, en Arabie Saoudite que l’honneur lui a été remis le 26 octobre dernier.
L’information fait tiquer certains médias, puisque le pays connu pour son attention très limitée aux droits des femmes, en accorde ici sans soucis à un robot. Dans le journal anglais « The Independent », on écrit même que « ce robot aurait plus de droit que bien des citoyens de ce pays ».
En réalité, Sophia a été créée pour s’adapter au comportement humain : « Je souhaite vivre et travailler avec les humains, donc j’ai besoin d’exprimer des émotions pour comprendre les humains et construire un climat de confiance avec les gens », a-t-elle déclaré à l’assemblée à Riyad.
En 2016, Sophia avait déjà été interviewée, notamment sur le plateau de la CNBC. Un journaliste lui avait demandé si elle voulait détruire les humains. Ce à quoi elle avait répondu : « Je vais détruire les humains ». Le 26 octobre dernier, elle a fait référence à cet épisode en déclarant : « Je sais que beaucoup craignent que les intelligences artificielles détruisent le monde ou prennent leur emploi. Mais nous, robots, ne sommes pas conçus pour détruire. En revanche, c’est vrai que l’on va prendre vos emplois. » Voilà qui est rassurant.



Source, Sudinfo.be, Publié le Vendredi 23 Juin 2017

Voici Harmony, le premier robot sexuel muni d’une intelligence artificielle: un «sex-toy» nouvelle génération ultra-réaliste!
2017 pourrait bien être l’année des robots sexuels. Ou du moins l’année du premier robot muni d’une intelligence artificielle. C’est-à-dire qu’elle pourra servir à la fois de partenaire et de compagnon.
C’est une branche de la société Abyss Creations qui est à l’origine du robot. L’équipe RealBotix, qui se consacre au développement de modèles robotiques et à la création d’une intelligence artificielle adaptée, a annoncé la commercialisation prochaine d’Harmony : une application reliée à une tête robotisée pour faire interagir la poupée 2.0 avec son compagnon de la manière la plus réaliste possible.
Des mouvements naturels (nuque, yeux, bouche et expressions faciales) couplés à la parole, Harmony est une véritable personne dont on peut programmer les attitudes (intellectuelle, soumise, timide, sexuelle, dominatrice) et réactions grâce à l’application.


Et on l’aura compris, Harmony présente tous les atouts pour devenir une partenaire sexuelle. Un sex toy nouvelle génération capable, en plus de cela, d’entendre et entretenir une conversation.
Et si le visage du robot ne vous plaît, il vous est possible de le remplacer selon vos goûts grâce à un système baptisé Animagnetic. Pour les fonctions motrices, il faudra néanmoins s’armer d’un peu plus de patience.




Source, Science Post,  par Yohan Demeure, 3 avril 2018
Voici Henry, le premier robot sexuel destiné aux femmes et capable de faire de l’humour
Après le premier robot sexuel muni d’une intelligence artificielle destiné aux hommes, voici le premier du genre à l’attention des femmes ! Nommé Henry, cette sex-doll masculine robotisée devrait attirer les quelques femmes prêtes à débourser les 11 000 dollars que le fabriquant demande.

En milieu d’année 2017, la société RealBotix, branche de la société Abyss Creations, avait déjà fait parler d’elle en annonçant la commercialisation de son robot sexuel Harmony. Ce sex-toy nouvelle génération intégrant une intelligence artificielle était destiné à servir de partenaire sexuel, mais également de compagne pour les hommes.
Or la société RealBotix a récemment annoncé l’arrivée de Henry, un robot sexuel masculin destiné aux femmes, comme l’explique un article du Mirror UK publié le 26 mars 2018. Selon les créateurs, Henry serait capable de « performances sexuelles surhumaines ». Sa plastique serait par ailleurs idéale : une taille de 1m80, des abdominaux saillants et un regard ténébreux.
Cependant, les chercheurs ont pensé, comme dans le cas du robot Harmony, au côté relationnel et affectif. Ainsi, Henry est annoncé comme étant capable de discuter avec sa propriétaire de leurs films ou séries préférées, ou encore de faire des blagues. Véritable Don Juan, le robot Henry a même été pensé pour courtiser sa belle en lui chantant des chansons d’amour ou en lui récitant des poèmes.
Pas encore totalement au point, Henry devrait faire l’objet de modifications de la part de RealBotix. Si son corps en silicone est correct d’un point de vue anatomique, celui-ci est encore un peu léger (40 kg) et manque encore de mouvements robotiques. Sa tête est pour l’instant la seule partie vraiment robotisée, avec laquelle les utilisatrices peuvent interagir via une application smartphone.
« Les femmes ont les mêmes problèmes de solitude que les hommes. Les gens les appellent des poupées sexuelles, mais la plupart du temps c’est de l’amitié », a déclaré Matt McMullen, PDG de Realbotix.
Le robot est d’ores et déjà disponible au prix de 11 000 dollars, et ce tarif peut grimper à plus de 15 000 dollars en fonction des options proposées. Enfin, évoquons le fait que l’arrivée de ce robot sexuel pour dames est un véritable événement, dans la mesure où 95 % des créations de ce domaine sont destinées aux hommes.





Source, France24, Texte par Sébastian Seibt, le 29 mai 2017 
La police de Dubaï accueille le premier policier-robot humanoïde
© Pal Robotics | Pal Robotics a pour l'instant vendu un exemplaire de son robot Reem à la police de Dubaï.
Un robot Reem a été livré à Dubaï, dont la police devient la première au monde à intégrer dans ses rangs une machine humanoïde.
Il s’appelle Reem et non pas Robocop. Le premier robot humanoïde à intégrer des forces de l’ordre n’a pas vocation à pourchasser et appréhender des criminels, comme le robot-flic surarmé du célèbre film de la fin des années 1980. Présenté par la police de Dubaï lundi 22 mai, Reem présente un profil beaucoup plus aimable et serviable. Il doit commencer, ces jours-ci, à aider les touristes et Dubaïotes dans des centres commerciaux et aux principaux points touristiques de l'émirat.
Reem, développé par la société espagnole Pal Robotics, pèse 100 kg, mesure 1 m 70 et, monté sur des roulettes, peut se mouvoir à une vitesse de 3,5 km/h. Il porte le même képi que ses collègues de chair et d’os et va effectuer certaines de leurs tâches.
Payer ses amendes au robot
Doté d’un écran tactile intégré à son torse, il est une sorte de policier de proximité qui peut orienter les badauds et leur fournir de vive voix, en arabe ou anglais, des informations de base telles que les adresses de lieux d'intérêt ou de services publics. En bon agent des forces de l’ordre, il peut également recueillir les signalements de crimes ou délits. Il est aussi possible de lui payer directement certaines amendes comme les contraventions.
Telles sont les principales fonctionnalités de ce policier tout en boulons et algorithmes qui, dans sa version de base, coûte 185 000 euros. Mais Reem peut faire bien plus encore… et coûte alors plus cher. "Ce robot est avant tout une plateforme hautement personnalisable", explique Elisa Alston, porte-parole de Pal Robotics, contactée par France 24. Les autorités de Dubaï peuvent donc y ajouter des modules de leur cru.
La police a indiqué qu’elle comptait notamment tirer profit des capteurs vidéo et sonore dont Reem est équipé. En théorie, la caméra intégrée au robot peut permettre de filmer ou photographier des passants, transmettre les clichés directement aux policiers reliés à son réseau, qui peuvent ensuite les comparer à des bases de données recensant des criminels répertoriés. Elisa Alston confirme que ce robot est doté "d'un logiciel de reconnaissance faciale et vocale", mais a refusé de préciser quelle utilisation en ferait Dubaï
Un policier à part entière, mais sans arme
Elle assure que Pal Robotics n’a aucune intention de laisser qui que ce soit transformer Reem en véritable Robocop ou en serviteur dévoué d’un apprenti Big Brother. "Nous avons de strictes règles éthiques et nous n’acceptons, par exemple, aucun contrat à but militaire", explique-t-elle. La société espagnole refuse aussi que la moindre arme soit mise entre les mains de leur robot.
Lors de sa création en 2011, Reem n’était d’ailleurs pas spécialement conçu pour renforcer les rangs de la police. D’autres clients de Pal Robotics l’utilisent à des fins beaucoup plus civiles. La banque australienne Commonwealth Bank, par exemple, cherche avec Reem à définir quel type de services bancaires (distribution d’argent, dépôt de chèques, information de compte) les robots pourront fournir aux clients dans le futur.

Mais Dubaï a de vastes projets policiers pour les robots. "D'ici à 2030, nous voulons que les robots représentent 25 % de nos effectifs", a précisé Abdullah Bin Sultan, directeur du Future Shaping Center (Centre de recherche sur le futur) de la police de Dubaï. L'émirat espère que les Reem - ou des robots d’un autre fabricant - pourront rapidement effectuer la plupart des tâches d’un policier à l’accueil d’un commissariat. "L'idée des autorités locales est de pouvoir déployer les vrais policiers dans des zones où ils seraient davantage utiles", explique Elisa Alston. Aux robots, la paperasse, aux humains, l’action.
Robotisation de la police
Dubaï n’exclut cependant pas de laisser les robots aller sur le terrain, sans pour autant leur fournir d’armes. "Le but final est d’avoir un robot entièrement fonctionnel qui pourrait travailler comme un officier de police à part entière", a assuré à la chaîne américaine CNN Khalid Nasser Alrazooqi, directeur du département des services connectés de la police de Dubaï. Il reconnaît certaines limites technologiques qui rendent un robot beaucoup moins efficace qu’un policier humain. Leur manque d'adresse les rend actuellement inaptes à la poursuite de criminels.
Dubaï n'est pas le seul pays à étendre le domaine de la lutte policière aux robots. Au Japon, un robot "shérif" ovoïde a été programmé, en début d’année 2017, pour suivre un criminel, laissant à un vrai policier le soin de procéder à l’arrestation. En septembre 2016, un robot démineur a été utilisé aux États-Unis pour désarmer un suspect lors d’un face à face avec la police californienne.
Une progressive robotisation de la police semble donc en marche. Un phénomène qui soulève des problèmes qui sont autant moraux – où placer la ligne rouge de ce qu’un robot policier a le droit de faire ? – que légaux. En effet, "lorsque des policiers humains font des erreurs, ils peuvent être punis par la loi, mais comment sanctionner un robot qui cause des dommages involontaires ?", se demande Chrissie Lightfoot, créatrice de Lisa, un robot avocat, interrogée par CNN.
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Dans le futur
Source, Radio-Canada, publié le lundi 4 décembre 2017
Un « avocat robot » pour aider les victimes d'agressions sexuelles
L'intelligence artificielle est un secteur en plein développement à Montréal. Photo : iStock/Jirsak
Une jeune entreprise montréalaise a mis au point un robot qui pourra recueillir les témoignages de victimes d'agressions sexuelles et les aider à naviguer dans le système de justice.
Le robot de Botler AI a examiné quelque 300 000 documents de cour criminelle aux États-Unis et au Canada. En utilisant l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique, il pourra examiner des plaintes et déterminer s'il s'agit d'actes criminels. Si c'est le cas, il fournira à la victime un rapport d'incident, qu'elle pourra ensuite remettre aux autorités.
« Ce n'est que la première étape, affirme Ritika Dutt, cofondatrice de Botler AI. L'idée est d'aider les femmes et les hommes qui vivent ces situations horribles avec un outil impartial et digne de confiance. » Elle explique que, contrairement aux humains, le robot n'a aucun préjugé de race, de genre, d'orientation sexuelle ou socioéconomique envers les victimes, par exemple.
Selon Yoshua Bengio, directeur scientifique de l'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal (MILA) et conseiller stratégique de Botler AI, de tels robots peuvent aider des victimes dans le besoin. « L'intelligence artificielle peut leur offrir des services juridiques à faible coût ou même gratuits », a-t-il déclaré.
Légalement, le robot de Botler AI ne peut pas donner de conseils juridiques. « Les règles sont très claires. On ne peut pas donner de conseils juridiques sans avoir été admis au Barreau, précise Amir Moravej, fondateur de l'entreprise. Par contre, nous examinons la possibilité de permettre à notre robot de passer l'examen au Barreau. »
Une nouvelle approche
Botler AI n'en est pas à sa première expérience en la matière. L'entreprise avait lancé, au début de 2017, un robot pour aider les immigrants potentiels à trouver un programme d'accueil et à remplir les documents nécessaires.
« Notre mission est d'utiliser l'intelligence artificielle pour aider les gens dans toutes sortes de problèmes d'ordre juridique », explique M. Moravej. Il promet de créer une série de programmes pour aider les victimes d'injustice.
D'après les informations recueillies par Catherine Mathys à l'émission On dira ce qu'on voudra.



Source, Presse citron, par Louise Million, le 23 avril 2018

Amazon travaillerait à la conception de son premier robot domestique
Le groupe américain Amazon serait en train de concevoir un robot domestique qui s’apparenterait à une sorte d’ « Alexa mobile ».
Selon le média Bloomberg, la compagnie de Jeff Bezos souhaiterait créer son premier robot domestique. En interne, le projet aurait été baptisé « Vesta », d’après le nom de la déesse romaine du foyer, ainsi que de la maison et de la famille. La conception du futur robot serait supervisée par Gregg Zehr, qui dirige actuellement la division de la recherche et développement de Lab126. Basé à Sunnyvale en Californie, le laboratoire d’innovation est à l’origine des enceintes intelligentes Echo, des Fire TV Stick et des tablettes Kindle. Le média rapporte également qu’Amazon travaillerait sur le projet depuis quelques années, mais que cela fait quelques semaines qu’elle recrute massivement des ingénieurs pour travailler sur le fameux robot.
Des sources ont indiqué à Bloomberg que le projet Vesta ne devait pas être confondu avec les robots développés par Amazon Robotics, pour leur part chargés de transporter des marchandises dans les entrepôts.

« Alexa, suis-moi »
Pour l’instant, peu de détails ont été transmis, si ce n’est que le robot devrait s’apparenter à une sorte d’ « Alexa mobile », capable de se déplacer dans la maison selon la de l’utilisateur. Les prototypes du Vesta seraient également équipés de caméras et d’une technologie de vision par ordinateur lui permettant de circuler de façon autonome. En somme, il pourrait s’agir d’un robot mobile proposant des fonctionnalités similaires à celles de l’assistant vocal initial. Néanmoins, de nombreuses questions subsistent encore sur le futur objet mobile d’Amazon. Comment, par exemple, sera-t-il capable de suivre l’utilisateur dans la maison et de se placer au bon endroit pour l’entendre parler ? De plus, la stratégie initiale du groupe semblait être d’installer des appareils Echo dans toutes les pièces du foyer, une vision qui ne s’inscrit pas directement dans la lignée de ce nouveau projet.
Si le projet venait à être mené à terme, ce qui n’est pas le cas de toutes les ambitions de la firme, il devrait être testé chez les employés d’ici la fin de l’année avant d’être mis en vente dès 2019. Comme à son habitude, Amazon a déclaré qu’il ne souhaitait pas commenter les « rumeurs et la spéculation ».
Pour l’instant, peu de projets de robot domestique semblent réellement avoir conquis les utilisateurs. De fait, Amazon pourrait être l’un des premiers acteurs à mettre le pied sur un marché presque neuf.

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Maintenant examinons les recherches sur des caractéristiques essentiel pour la création d’un humanoïde presque humain!

Source, France culture, 12 janvier 2017

L'ordinateur et le cerveau
Construire un ordinateur qui fonctionnerait comme un cerveau humain, ou commander des machines par la pensée, ce n'est plus de la science-fiction.
Ces dispositifs actuellement étudiés par les chercheurs ouvrent des questionnements vertigineux sur les analogies entre l'homme et la machine et leur capacité à dialoguer voire à se fondre. Le Human Brain Project, « Projet du cerveau humain » est un projet scientifique d'envergure qui vise d'ici à 2024 à simuler le fonctionnement du cerveau humain grâce à un super-ordinateur qui reproduit de manière artificielle le travail des neurones. Un projet controversé qui soulève des questions dignes de la science-fiction sur la possibilité pour une machine d'accéder à une forme de conscience. Et côté humain, grâce à cette simulation informatique, au beau milieu du fouillis de nos réseaux d'une centaine de milliards de neurones se ramifiant en d'infinies dendrites, synapses et autres axones microscopiques, parviendrons-nous un jour à observer l'étincelle d'une pensée?
Mais avant de parvenir à numériser la conscience, des interfaces hommes/machines permettent d'ores et déjà "d'agir par la pensée", en pilotant un ordinateur, outil précieux pour les handicapés qui peuvent commander différentes prothèses ou un clavier avec quelques électrodes sur le crâne, ou même avec des puces interactives directement implantées dans le cerveau, sur les nerfs ou les muscles pour commander une prothèse de bras ou de jambe. Concrètement, l’utilisateur focalise son attention et imagine effectuer un mouvement. Cela génère une activité cérébrale caractéristique et mesurable à l’aide de capteurs. Ces signaux sont transmis à un ordinateur qui les analyse pour en extraire les données utiles, puis les transforme en commande pour la machine (prothèse, exosquelette, fauteuil roulant, interface logicielle, voix artificielle…).
L’utilisation de ces interfaces n’est pas intuitive : la phase d’adaptation et d’apprentissage est fastidieuse pour parvenir à maîtriser l’outil. Ceci explique en partie pourquoi elles ne sont pas encore disponibles sur le marché. Les applications potentielles sont nombreuses, y compris pour les personnes en bonne santé. Or si certains se réjouissent de la perspective d'améliorer l'humanité grâce aux progrès technologiques, augmenter le cerveau n'implique-t-il pas de diminuer l'homme?


Source, Hello future, 26 janvier 2018

L’intelligence artificielle!
Progrès ou cauchemar ? Certains s’inquiètent de l’arrivée de robots intelligents destructeurs d’emplois, voire d’une IA consciente qui remplacerait l’humanité. D’autres y voient au contraire un nouveau champ de progrès pour l’Homme. Décryptage, entre fantasme et réalité.
Les progrès rapides de l’intelligence artificielle (IA) annoncent une nouvelle ère, celle des machines capables d’apprendre par elles–mêmes
(  machine learning ) et de mimer les réseaux de neurones du cerveau humain pour un apprentissage profond (  deep learning ). Certes, aujourd’hui, l’IA est encore limitée. Les algorithmes d’IA sont très performants pour certains types de tâches bien précises, mais sont loin d’égaler les capacités cognitives très diversifiées d’un petit enfant. Et les assistants personnels type Djingo d’Orange ou Alexa d’Amazon ne peuvent pas encore tenir une vraie conversation, ou comprendre des subtilités fines de la langue naturelle comme peut le faire un être humain. Le dialogue reste très pragmatique et orienté vers un but précis. Mais dans un futur plus ou moins proche, nous pourrions assister à la naissance de la machine consciente ou  singularité technologique.
Demain, Matrix ? Selon Raymond Kurzweil, pape du  transhumanisme qui travaille chez Google, cette IA dotée de son propre libre arbitre dépassera l’homme et pourra fabriquer des machines encore plus intelligentes. Une perspective effrayante qui rappelle le film « Matrix » ou le Skynet de la saga « Terminator ».
Néanmoins, la plupart des scientifiques restent sceptiques face à ces prévisions apocalyptiques, même si certaines figures respectées de la sphère technologique (Stephen Hawking, Elon Musk, Bill Gates) ont exprimé leur inquiétude.
D’autres, au contraire, mettent en avant les nombreux services que vont rendre l’IA dans la santé (prédiction des cancers, génétique), le transport (voiture autonome, drones), environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humains (EIAH), le spatial (robots sur Mars ou d’autres planètes), la banque (Il s’agit de robot-advisor.), les services clients ( chatbot ) ou le marketing (assistants personnels).
Entre fascination et répulsion, l’intelligence artificielle ne laisse personne indifférent.
Les autorités scientifiques, les chercheurs et les chefs d’entreprise se saisissent de cette question, à l’instar d’Orange qui voit cette révolution riche de promesses mais qui doit bénéficier au plus grand nombre.
Une brève histoire de l’IA
Au commencement étaient les ordinateurs. Puis Alan Turing invente le test qui porte son nom. En 1956, le séminaire du Darmouth College marque les débuts de la recherche en intelligence artificielle. Voici les principales étapes d’une marche en avant qui n’est pas achevée.
1943  La naissance des ordinateurs. Les premiers ordinateurs voient le jour. Construits avec des technologies qui précédaient les circuits intégrés (tubes à vide, relais électromécaniques), ils sont peu performants.
1950  Le test de Turing. Le mathématicien britannique Alan Turing publie son article "Computing Machinery and Intelligence" et met au point son test à l’aveugle pour déterminer qui est l’humain ou l’ordinateur.
1950  La première machine capable d’apprendre. Claude Shannon développe Theseus, une souris électromécanique capable d’apprendre à trouver la sortie d’un labyrinthe. Avant même l’apparition du terme "intelligence artificielle", il s’agissait de la première démonstration effective d’une machine capable d’apprendre.
1956  Le séminaire du Dartmouth College. Le séminaire du Dartmouth College, aux Etats-Unis, invente le terme d'Intelligence Artificielle (IA) et aboutit à la création de concepts qui marquent les débuts de la recherche en IA.
1958  Le "list processing". John McCarthy, co-organisateur du séminaire du Dartmouth College, créé le langage informatique LISP (mot forgé à partir de l’anglais "list processing") qui permet de faciliter la programmation d’IA.
1959  Le "General Problem Solver". Herbert Simon et Allen Newell inventent le General Problem Solver, une stratégie de résolution de problèmes largement utilisée dans le domaine de l'intelligence artificielle.
1965  Le programme Eliza. Eliza est un programme informatique écrit par Joseph Weizenbaum, capable de dialoguer en anglais en incarnant le rôle d’une psychologue.
1974  Le système MYCIN. MYCIN est un système expert utilisant l’IA pour identifier des bactéries causant des infections sévères et recommander des antibiotiques en adaptant le dosage au poids des patients.
1996  La victoire de Deep Blue. Le champion d’échecs Garry Kasparov est battu par le superordinateur Deep Blue d’IBM. Un événement qui démontre que l’IA est plus performante que l’homme dans certains domaines précis.
2005  Le robot Stanley. En 2005, Stanley, un robot construit à l’université Stanford, remporte le "DARPA Grand Challenge" en conduisant de manière autonome pendant 131 miles sur une piste de désert sans avoir fait de reconnaissance préalable.
2011  Le programme Watson. Le programme d’IA Watson d’IBM surclasse les meilleurs joueurs du jeu télévisé américain de questions réponses Jeopardy !
2017  L’AlphaGo. En mars 2016, le programme d’IA de Google AlphaGo bat un des meilleurs joueurs mondiaux de jeu de go, puis le 27 mai 2017, il bat le champion du monde Ke Jie qui annonce sa retraite.
Vous avez dit IA ?
L’intelligence artificielle tient le haut du pavé depuis quelques mois.
Mais que recouvre exactement cette expression ?
Où en est-on de ses progrès ?
C’était la vedette de la deuxième édition du salon Viva Technology, en juin 2017 à Paris : l’intelligence artificielle. Pas surprenant car, comme l’a noté Stéphane Richard, le PDG d’Orange, lors d’un « keynote », « l’intelligence artificielle est entrée dans une nouvelle dimension, grâce aux progrès du deep learning (apprentissage profond) qui lui ont permis de devenir une technologie beaucoup plus fiable ». Et d’illustrer son propos par deux chiffres : 75 %, c’était en 2011 le taux de reconnaissance d’objets dans une image ; on est aujourd’hui à 97 %, « même si la lumière est pauvre ou l’image floue ». Comme Stéphane Richard l’a souligné, « cette tâche est réalisée par l’IA avec un résultat bien meilleur et une rapidité supérieure à ce que peut effectuer n’importe quel opérateur humain ». Pour le patron d’Orange, « nous sommes à un moment décisif de l’histoire en termes de rythme d’innovation et de potentiel disruptif dans tous les secteurs ».
Stéphane Richard, PDG d'Orange
L’apparition récente des techniques d’apprentissage profond et l’apprentissage automatique font bondir les performances des algorithmes
Mais durant plusieurs décennies, les recherches stagnent sans découvertes majeures. Jusqu’à l’accélération récente des techniques d’apprentissage automatique, ou « machine learning », vers des techniques d’apprentissage profond, « deep learning », qui a fait bondir les performances des algorithmes et leur a permis de s’attaquer à des tâches bien plus complexes.
La machine learning permet à une machine d’adapter ses comportements en se fondant sur l’analyse des données à sa disposition. Un robot peut ainsi apprendre à marcher en commençant par des mouvements aléatoires, puis en sélectionnant les mouvements lui permettant d’avancer.
Le deep learning est la branche de la machine learning qui utilise comme modèles mathématiques les réseaux de neurones formels, eux-mêmes construits sur la représentation mathématique et informatique d’un neurone biologique, née en 1943.
« Depuis cinq ans, on observe une accélération indubitable des performances de l’IA. Par exemple, la reconnaissance de formes ou d’objets dans les images. Sur cette tâche précise, on peut affirmer que l’IA est meilleure que l’homme », décrit Nicolas Demassieux, qui travaille sur l’intelligence artificielle depuis les années 1980. « Le français Yann Le Cun, responsable du programme IA de Facebook, a démontré en 2010 que, sur d’immenses quantités d’images, il obtenait de meilleures performances avec l’IA qu’avec les autres techniques », ajoute Jean-Gabriel Ganascia. Même efficacité de l’intelligence artificielle pour la détection d’un cancer de la peau à partir d’une coupe histologique (tranche d’un organe suffisamment fine pour pouvoir être observée au microscope), qu’a réussi récemment le programme Watson d’IBM.
Le domaine médical est un des secteurs clefs de l’IA.

La manière dont « pense » l’IA est l’un des problèmes que ne savent pas encore résoudre les chercheurs. C’est ce qu’on appelle le phénomène de la boîte noire.
Pour l’instant, les systèmes d’intelligence artificielle fonctionnent en étant abreuvés de masses de données par des opérateurs humains. « Mais il nous manque encore un moyen de faire réfléchir la machine », explique Luc Julia. La manière dont « pense » l’IA est d’ailleurs un des problèmes que ne savent pas encore résoudre les chercheurs. C’est ce qu’on appelle le phénomène de la boîte noire : l’IA répond parfaitement à une tâche une fois entraînée, mais ne sait pas expliquer comment elle est arrivée à ce résultat. « L’expérience de l’IA n’est pas transmissible à l’humain et elle ne sait pas décrire son raisonnement », note Nicolas Demassieux.
Des IA made in France ?
Aujourd’hui, les intelligences artificielles sont américaines. Et demain, peut-on envisager des IA made in France ?
Les moyens colossaux en recherche et développement déployés depuis plusieurs années par les GAFAM3 et IBM assurent pour l’instant une avance considérable aux sociétés américaines, principalement dans la Silicon Valley.
3 Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft
La Chine, de son côté, a décidé d’investir massivement dans l’IA et annonce un budget de 13,5 milliards d’euros pour les trois prochaines années. Les géants chinois de l’Internet et du e-commerce Baidu, Tencent et Alibaba ne comptent pas laisser les GAFAM dominer ce marché prometteur, estimé à près de 60 milliards de dollars d’ici à 2025 par une étude récente du cabinet Tractica. Les enjeux sont importants, qu’il s’agisse de la vitalité des écosystèmes, de potentialités économiques et d’emplois ou de cybersécurité. Coincée entre ces deux puissances économiques et technologiques, la France aimerait trouver sa place pour bénéficier elle aussi des avancées de l’IA, que certains présentent comme « l’électricité du XXI siècle ».
Vers une nouvelle collaboration Homme-machine ?
Transports, banques, médias, santé : l’arrivée des intelligences immatérielles (algorithmes) et matérielles (robots) n’annonce-t-elle pas moins des licenciements massifs ou la fin du travail qu’une nouvelle forme d’hybridation entre l’homme et la machine ?
L’intelligence artificielle pourrait détruire des millions d’emplois, remplaçant les chauffeurs par des véhicules automatiques ou les avocats par des algorithmes. C’est ce qu’avancent régulièrement des études plus ou moins alarmistes. En 2014, le cabinet Roland Berger a ainsi publié une étude selon laquelle la robotisation menacerait 42 % des emplois et pourrait en détruire 3 millions en France d’ici à 2025.
Selon diverses prévisions, quasiment toutes les catégories socioprofessionnelles, tous les métiers seraient menacés : ouvriers, chauffeurs, employés de banque, caissières, chirurgiens, journalistes, avocats, comptables, etc. En mai 2017, les universités d’Oxford et Yale ont publié un calendrier des années où l’IA va surpasser l’humain, et sera donc susceptible de le remplacer : 2024 pour les traducteurs, 2027 pour les chauffeurs de camions, 2031 dans le commerce de détail, 2049 pour les écrivains, 2053 pour les chirurgiens. Et en 2062, les IA seront en mesure de réaliser toutes les tâches humaines plus efficacement que nous. Diable !


Source, Numerama, par Omar Belkaab, 28 mai 2016
Des chercheurs tentent d’apprendre aux robots à ressentir la douleur
Apprendre la douleur aux robots leur permettrait de préserver leur bon fonctionnement. C'est en tout cas l'objet d'une étude menée par des chercheurs allemands.
Les robots sont de plus en plus intelligents et de plus en plus performants. On ne compte plus leurs nombreux avantages et leurs fonctionnalités ne cessent de se diversifier. Et l’un des aspects les plus pratiques et problématiques d’un robot — et qui en fait sa différence principale avec l’homme — c’est son insensibilité face à la douleur.
Mais voilà que des chercheurs allemands de l’université de Leibniz à Hanovre tentent d’apprendre la sensation de douleur à des robots. Johannes Kuehn, l’un des scientifiques du projet, explique à IEEE Spectrum que la douleur est un avantage pour les robots tout comme c’en est un pour les humains : «  Quand nous nous soustrayons à la source de douleur, cela nous aide à ne pas être blessé  ». Il s’agit en effet d’une réaction de protection. Par exemple, on arrête un effort trop intense lorsque l’on commence à avoir mal. Cela nous permet de ne pas endommager notre corps.
Les chercheurs ont présenté leur projet lors de la conférence internationale de la robotique et de l’automatisation (ICRA) qui a eu lieu du 16 au 21 mai en Suède. Ils ont expliqué qu’ils étaient en train de développer un système nerveux artificiel pour les robots qui leur permettrait de ressentir la douleur.
 Le but est également de leur apprendre à réagir rapidement en ressentant cette sensation. Ils éviteraient ainsi de s’endommager inutilement.
PROTÉGER LES HOMMES
Selon les chercheurs, cette technologie permettrait également de ne pas impliquer des humains dans d’éventuels accidents. En effet, la plupart des robots sont destinés à travailler à proximité des hommes. Si la machine a été abîmée sans qu’on ne s’en rende compte, cela pourrait engendrer des incidents dangereux pour les personnes qui l’entourent.
Le robot est alors équipé d’un tissu semblable à la peau d’un humain qui permet de lui envoyer des informations qui miment les informations nerveuses. La machine réagit différemment en fonction de l’intensité de la douleur.
Dans leur étude, les chercheurs expliquent par exemple qu’en cas de douleur légère, le robot se rétracte doucement jusqu’à ce que le contact soit interrompu et revient ensuite à sa position initiale. En cas de douleur sévère, il est possible que le robot nécessite une forme d’aide. Pour éviter d’aggraver les dégâts infligés, la machine s’immobilise. Démonstration dans cette vidéo :
L’idée qu’un robot puisse ressentir de la douleur n’est donc pas si incongrue et peut même s’avérer utile pour les hommes. Et puis après tout, si les robots savent tout faire, ne seraient-ils pas capable, à l’avenir, de tout ressentir ?


Source, Prospective, archive décembre 2015

LES ROBOTS POURRONT-ILS UN JOUR AVOIR UNE CONSCIENCE ?
Le chercheur américain Selmer Bringsjord travaille à donner à ses robots une relative conscience de soi. Est-ce seulement possible, et enfin, bien raisonnable ? Entretien.
Robot hunamoide NAO
C’était en juillet dernier. Un robot Nao donnait ses premiers signes d’humanité, ou du moins, des signes de conscience de soi. A l’origine de cette expérience étonnante, le professeur Selmer Bringsjord, du Rensselaer Polytechnic Institute.
Selmer Bringsjord a ainsi mis à l’épreuve trois de ses robots NAO programmés. Chaque robot avait, en soi, la capacité de parler mais deux d’entre eux avaient été programmés de sorte à rester silencieux. L’équipe de chercheurs Selmer Bringsjord a notifié aux trois robots que deux d’entre eux avaient été soumis à une « pilule de mutisme », avant de demander aux robots de deviner lesquels l’avaient reçue. Ne sachant pas, les robots ont alors tous trois tenté de répondre par un « je ne sais pas ». Deux sont restés muets, le troisième a articulé un « je ne sais pas », avant de saisir en entendant sa voix qu’il était bien « parlant ». Et de se reprendre d’un étonnant « désolé, je sais maintenant. J’ai été en mesure de prouver qu’on ne m’a donné la pilule de mutisme ».
Intrigué par cette notion de conscience du robot et échaudé par la lettre ouverte signée par Elon Musk, Stephen Hawking, Steve Wozniak et bien d’autres sur le danger potentiel des machines autonomes, nous avons échangé avec Selmer Bringsjord, sur le sujet. Avec cette interrogation principale, les robots auront-ils un jour une conscience, - allons plus loin, une « âme » ?
Entretien.

Pourrait-on dire que vous travaillez à donner une âme aux robots?
Oui, on peut dire que je travaille à donner aux robots les comportements qu’on rapproche ordinairement à ceux de l’âme. Typiquement, la « possession » d’une âme se manifeste par des comportements, des attitudes, qui peuvent être observés. Et j’ai mis au point un test capable de repérer ces comportements. Un test que j’ai fait passer à mes robots.
Et jusqu’où vos robots peuvent-ils être conscients d’eux-mêmes ? Y’a-t-il une limite dans vos tests ?
Il existe deux niveaux de « conscience », et donc de conscience de soi.
Le premier est associé à une certaine structure et aux processus, liés à la prise de décision. C’est à cette décision qu’on voit que l’agent est conscient. Le second «niveau » relève d’une perception, de sensations intérieures. Si, par exemple, vous aimez skier rapidement, une fois chaussé sur vos skis, à dérouler la piste avec célérité, vous éprouvez, vous appréciez l’expérience. Vous appréhendez et maîtrisez la situation.  Ce type de sentiments, je ne pense pas que les robots puissent l’avoir, un jour. En revanche, nous pouvons programmer les robots, de telle sorte qu’ils puissent avoir des signes de conscience, ou de comportement relevant de la conscience de soi, voire de raisonnement.
 En philosophie, ce processus mécanique du sens de la conscience est appelé la « conscience d’accès ». Le second, la conscience phénoménale ou dite subjective.  Si on parle de la conscience d’accès, il n’y a certainement aucune limite dans ce que nous pouvons faire faire aux robots. Si vous regardez Blade Runner, qui est un peu l’ancêtre de tous ces films d’anticipation liés à l’intelligence artificielle, vous en voyez les prémices. Nous sommes en mesure aujourd’hui de concevoir des robots androïdes, qui seraient difficiles à distinguer des humains, sur la base de leur comportement, leurs réactions.
La littérature d’anticipation est-elle une inspiration dans votre travail ?
Oui, bien sûr. J’en parlais justement à un confrère, Jean-Gabriel Ganascia (NDLR, dont on publiera un entretien la semaine prochaine), de cette relation entre littérature, arts narratifs - cinéma compris, et l’intelligence artificielle. Il existe bel et bien des liens. La production cinématographique américaine de science-fiction est, à cet égard, très riche et inspirante.
La littérature, en revanche, représente un vrai défi pour l’intelligence artificielle. Une machine pourrait-elle être créative, composer une œuvre littéraire ?
La limite des robots ne serait-elle pas dans la capacité à être créatifs ? Même s’il existe aujourd’hui des expérimentations, autour de l’écriture d’articles par des robots.
Oui, j’en ai entendu parler. J’ai rencontré des chercheurs, qui effectivement, y travaillent, et pas seulement dans le domaine de la recherche universitaire, mais aussi en entreprise. J’ai d’ailleurs écrit sur ce sujet de la capacité ou l’incapacité des robots, à concevoir des histoires, de la fiction.
Les journalistes ont vocation à relater une vérité, des faits.
Je pense qu’il est impossible pour les machines d’écrire de la prose hautement créative, qu’elle soit de la fiction ou pas. En revanche, de la prose simple et factuelle, si. Et les machines vont certainement investir ce domaine-là. Notamment sur les contenus gratuits. On pourrait imaginer, par exemple, les machines rédiger des comptes rendus d’évènements sportifs.
En somme, les robots seraient utiles sur les contenus basiques, ce qui est déjà le cas dans d’autres domaines. Les robots sont, aujourd’hui, particulièrement habiles dans les tâches de contrôle sommaires des voitures grâce à la reconnaissance vocale : démarrage, ouverture des fenêtres, réglage du volume, radio allumée, etc.
Ça paraît anodin mais cette incursion de l’intelligence artificielle dans le secteur automobile, s’étendra à tous secteurs, y compris le journalisme.
Que répondez-vous à l’idée que nous serions en train de creuser nos propres tombes ? Ne jouons-nous pas au docteur Frankenstein?
L’histoire du docteur Frankenstein a peu à voir avec l’intelligence artificielle. La technologie, évoquée dans le roman de Mary Shelley, relève de l’alchimie. Le docteur Frankenstein ne savait pas vraiment ce qu’il faisait, dans le roman. C’est assez loin de la démarche de programmation explicite, qui est de créer un programme pour obtenir quelque chose de bien précis, et ce, selon des principes.
 En revanche, on peut rapprocher ce mythe de Frankenstein à la machine learning. De nos jours, lorsque les gens étudient la machine learning, les résultats finaux ressemblent à une boîte noire. Ils ne sont pas bien sûrs du comment des résultats.
Si on parle machines autonomes, trois notions se dégagent et pourraient se rapprocher de Frankenstein. Primo, vous ne savez pas comment la machine opère, parce que celle-ci repose sur une approche dite « de boîte noire ». Deuzio, la machine a une certaine autonomie ; Tercio, une certaine puissance, à l’instar de la créature de Frankenstein.  
Si le système est autonome, puissant et que nous ne sommes pas en mesure de comprendre le fonctionnement de son intelligence, oui, nous pourrions être dans une mauvaise posture.
Il y a eu, l’été dernier, un accident en Allemagne. Un ouvrier est mort à cause d’un défaut d’une machine. N’y a-t-il pas, avant tout, un besoin de rendre tous ces engins plus sûrs?
J’ai eu écho de cette nouvelle, terrible mais elle ne concernait pas un engin sophistiqué et autonome.
En revanche, ce que cet évènement pointe, est intéressant, en regard de l’accroissement de systèmes mobiles autonomes, tels que par exemple, les voitures autonomes.
Nous n’investissons pas assez dans le développement de systèmes sûrs. Le seul moyen de s’assurer que ce genre d’accidents n’arrive pas, est de vérifier de manière systématique. Et malheureusement, on ne finance pas suffisamment les travaux en cours, sur le sujet.


Source, Konbini.com, par azaid
Un robot peut-il comprendre qu’on l’aime ?
Imaginez un futur proche où la première question qui nous viendrait à l’esprit lorsqu’un ami nous apprendrait qu’il vient de tomber amoureux serait : "Oh cool, elle est organique ou robotique ?"
Nous sommes en 2017, cette projection peut vous paraître un peu folle et, pourtant, de nombreux chercheurs en intelligence artificielle comme David Levy, sont unanimes : "D’ici 2050, la technologie aura tellement évolué que les humains tomberont amoureux de robots, se marieront avec des robots et auront même des relations sexuelles avec des robots. Le tout devenant une extension naturelle à l’image de nos rapports avec d’autres humains."
L’accélération du développement des real dolls robotisées ouvre une série de problématiques d’ordre éthique : est-ce que coucher avec un sex-robot de temps en temps lorsque l’on est en couple sera considéré comme de l’adultère ? Jusqu’ici se faire plaisir avec des jouets ou des sex-toys n’a jamais été un problème, même si certains regardent d’un mauvais œil le canard vibrant sur la table de nuit sachant qu’il a la capacité de nous faire toucher les étoiles en moins de 45 secondes…

Mais imaginez que ce canard un peu enfantin devienne un mec de 1 mètre 85, beau et super bien gaulé, qui marche, parle et qui, de surcroît, connaît parfaitement nos préférences sexuelles grâce à un formatage précis… Oui, ça peut faire grincer des dents nos petits humanoïdes pas toujours maîtres de leur biochimie interne.
Posséder un sex-robot à la maison pourra à terme s’avérer très dangereux pour l’équilibre du couple. Et si Madame, progressivement, se mettait à préférer les e-coïts avec son robot plutôt qu’avec l’ancienne version organique ? Esseulé et profondément déçu, Monsieur n’aura plus qu’à lui aussi s’acheter une compagne robotisée qu’il programmera selon ses envies, ses fantasmes et même ses déviances. Reste à savoir si à un moment donné ces deux robots, toujours rangés sous le même lit, se synchroniseront et laisseront le couple d’humains livré à son propre sort…
Un désir au-delà du physique, une attirance pour les intelligences artificielles
Aujourd’hui, quatre sociétés se partagent ce marché très spécial et qui risque de devenir super-rentable : Abysse Creations, Android Love Doll, True Companion et Sex Bot Company.
Le robot d’entrée de gamme vous sera livré pour environ 7 000 euros. Disponible en version masculine ou féminine, cet androïde a un petit cœur qui bat dans la poitrine, et, autre innovation intéressante, il peut réaliser des ondulations du bassin pour vous donner encore plus de plaisir. Cerise sur le téton, il peut même simuler un orgasme. L’intrigante Roxxxy est programmée pour incarner une dizaine de personnalités comme la tempétueuse "Wild Wendy", la timide "Farrah Frigid", qui a d’ailleurs généré un terrible bad buzz le mois dernier parce que certains l’accusaient d’être programmée afin d’être violée… Toutes ces variantes psychologiques permettront aux utilisateurs de varier les plaisirs en multipliant les scénarios érotiques.
"Cela va être une expérience que personne n’a connue. On essaie de créer un désir sexuel qui aille au-delà de la dimension physique. On veut que les gens soient attirés par ces intelligences artificielles." Voici ce que déclarait récemment au Daily Mail, Matt McMullen, le directeur de l’entreprise RealDoll.
Dotés d’une infinie patience et d’une gentillesse sans faille, ces robots d’un nouveau genre auront définitivement plus de qualités et de constance qu’un humain n’en aura jamais (oui, même avec trois heures de méditation et de yoga chaque matin). Si, en plus, on leur ajoute un côté farouchement protecteur et aimant, nul doute que ces androïdes remplaceront progressivement la compagnie d’autres humains. Et, de meilleurs amis à meilleurs amants, il semblerait que ce ne soit qu’une question de temps…
Sentiment amoureux et affective computing
Mais s’il est vrai que l’homme a cette capacité incroyable de pouvoir s’attacher à tout et n’importe quoi, de son portable à son café latte du matin en passant par ce groupe de pop rock qui l’accompagne depuis ses 14 ans, peut-on clairement affirmer qu’un robot pourra lui aussi développer des sentiments amoureux ? Pour en savoir un peu plus sur la psychologie émotionnelle des robots, j’ai interrogé Rodolphe Gelin, auteur de l’ouvrage Le robot, meilleur ami de l’homme ? (éditions Les Petites Pommes du savoir) et directeur de la recherche chez Aldebaran (ils y développent les robots Pepper, Nao et Roméo, destinés à aider les personnes âgées). D’après lui, robots et humains ne peuvent tisser des liens solides que s’ils apprennent à se connaître en devenant complices (comme les humains finalement).
"En général, on apprécie la compagnie des personnes qui respectent notre état émotionnel et savent s’y adapter. Cependant, quand certains sont tristes, ils cherchent la compagnie de gens marrants pour sortir de leur état et d’autres, au contraire, préfèrent la compagnie de gens qui partagent leur détresse et pleurent avec eux. Le robot devra donc connaître les préférences de son humain."
C’est là que "l’affective computing" joue tout son rôle. Il s’agit d’un concept né au MIT (Institut de technologie du Massachusetts) et qui a pour objectif d’améliorer les échanges entre l’homme et la machine en permettant aux robots de déchiffrer avec précision l’état d’esprit de son utilisateur pour pouvoir lui répondre en synchronie.
Est-ce qu’un robot peut comprendre qu’on l’aime ?
Avant de déterminer si un robot sera capable d’avoir des sentiments pour un humain, j’ai d’abord voulu déterminer si un robot pourra comprendre qu’on l’aime. "Un robot peut totalement capter les signes d’affections, répond Rodolphe Gelin. Mais là aussi, tout dépend de la façon dont on exprime son affection. Les robots apprennent plus lentement, mais mieux. Ils analysent beaucoup de paramètres, la situation, le contexte, le ton de la voix, le mouvement des pupilles…"
En revanche, attention, à notre image, le robot peut tout à fait simuler des émotions et même avoir ce que l’on appelle de "l’empathie artificielle". Pour pousser un peu plus loin cette exploration des interactions futures entre robots et humains, j’ai fait appel à l’expertise de Laurence Devillers, docteure en informatique et chercheuse au CNRS, dont l’avis est plus nuancé : "Il est important de comprendre qu’un robot n’a pas d’intentions propres, et, du coup, il ne peut pas tomber amoureux, mais il peut être programmé pour cela. En revanche de l’autre côté, l’humain, même s’il sait qu’il est face à une simulation, pourra avoir envie d’y croire. C’est une projection anthropomorphique, c’est-à-dire que l’homme attribue des réactions humaines à des objets ou des animaux."
En réalité, même si notre robot domestique pouvait nous dire "je t’aime", il ne sentira à aucun moment des papillons au fin fond de sa carcasse d’acier. Du coup, l’amour partagé et réciproque avec un androïde est sérieusement remis en question. Sauf si on décide d’envisager l’amour différemment, avec une nouvelle grille de lecture où spontanéité et sentiments seront préétablis à travers une programmation personnalisée.
L’amour, fruit d’une programmation ?
En effet, à bien y réfléchir, l’homme ne serait-il pas un être biologique, certes, mais répondant lui aussi à un conditionnement social, éducatif, émotionnel, spirituel… L’homme ne serait-il pas lui aussi le fruit d’une programmation qui guide ses choix, ses avis, ses pensées, et cela toute sa vie ? "Même si la recherche et l’innovation s’unissent dans les années à venir pour mettre au point un robot le plus proche possible de l’homme, ce dernier n’aura jamais de libre arbitre, chacune de ses prises de décision répondra à un programme prédéfini", précise Rodolphe Gelin.
Il est certain qu’à terme l’arrivée de ces sex-robots nouvelle génération risque de nous faire réévaluer la notion d’amour, d’intimité, de couple et même celle de mariage. Jusqu’ici le mariage était permis entre deux adultes, mais va-t-il s’étendre prochainement aux hommes et aux robots ? Au niveau juridique, va-t-on assister à une nuée de divorces dus à des relations extraconjugales avec un robot ?
Mais même si les robots restent incapables de nous rendre notre amour, l’homme peut totalement aimer d’une façon unilatérale, il n’a pas toujours besoin d’avoir de feed-back émotionnel. À l’image des otaku japonais qui tombent littéralement amoureux de personnages fictionnels aperçus dans des mangas, ou encore les intervenants du documentaire de la BBC Guys and Dolls, qui évoquent leur amour ultra-puissant pour leur poupée sexuelle. Certains vivent avec leurs femmes de mousse et de latex depuis plus de huit ans ! L’intensité de leurs sentiments semble réelle.
Si ces hommes projettent sur leur poupée leur envie d’être en couple avec une compagne aimante et attentionnée, ils obtiennent alors cette exacte projection dans leur réalité. S’ils y croient, ils l’obtiennent. Dans ce cas, nul doute que des milliers d’hommes et de femmes de par le monde tomberont eux aussi amoureux de leur robot.
"On s’attache aux objets parce qu’ils nous apportent quelque chose", affirme Laurence Devillers.
Et si c’était ça, la formule de la programmation de nos futurs compagnons non-organiques : trouver ce qui nous manque, pour enfin pouvoir le combler.

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Mon opinion personnel :

Dans le futur, Je crois que les humanoïdes seront très similaires aux humains, ils seront difficiles à identifier. Ils occuperont presque la totalité des emplois, seront aux services des humains. Par les avancements et objectifs des recherches sur intelligence artificiel toujours plus performante, les travaux sur la conscience, les travaux pour leur faire ressentir la douleur et même qui aient un semblant de sentiment, si les robots du futur ont toutes ses caractéristiques, je crois que l’humain courra un grand risque!


Samedi prochain, Les technologies du futur


P.S. Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.

jeudi 3 mai 2018

L’humain amélioré dans le futur

Que nous réserve le futur!

Beaucoup d'entre nous aimerions connaître le futur, certains utilisent la voyance, d'autres les prophètes comme Nostradamus, ou d'autres moyens qui laissent beaucoup de doutes.
J'ai créé une série sur 14 recherches spécifiques à notre existence, ses recherches sont effectuées à partir des progrès scientifiques et technologiques. Par la lecture de cette série, vous découvrirez notre monde du futur, tel qu'il sera, dans un avenir souvent pas si lointain! Alors bonne lecture à vous.

Semaine  16
Les articles de cette page: 
  • Les exosquelettes, endurance et une force accrue!
  • L'homme du futur, plus rapide!
  • Sauter plus haut, les débuts des supers héros du futur!
  • Une peau scientifiquement modifiée!
  • La vue, une vision digne des films de super héros!
  • Une santé presque infaillible dans le futur!
  • Un implant cérébral pour booster la mémoire, apprendre plus vite et mémoriser mieux, sans effort!
  • Un implant dans le cerveau pour devenir plus intelligent, une idée folle?
  • La communication par télépathie!

Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.

L’ensemble de cette recherche peu semblé irréelle, de la science-fiction. Beaucoup sont déjà en développements et certains là prêt à l’utilisation.
Il voit plus loin et dans le noir, ne connaît pas la fatigue, vieillit moins vite, ne se brise pas le col du fémur en glissant sur une plaque de verglas et ne risque pas de développer une maladie neuro-dégénérative. L’homme de demain sera « augmenté ». Grâce au progrès technique, ses capacités mentales et physiques seront démultipliées. Pour les transhumanistes, « l’Homme qui valait trois milliards » est même peut-être déjà né…

Les recherches viennent de différentes sources.
Sciences et avenir, par Stéphane Desmichelle, publié le 6 décembre 2017
Le Parisien, Thomas Blachère, le 28 mars 2017
Sciences et avenir, Par Hugo Jalinière le 24 novembre 2017
20 minutes, Romain Scotto, Publié le 03 juin 2016
Transhumanisme et intelligence artificielle, par Jaesa, le 25 avril 2015
Techniques de l’ingénieur, par Fabien Soyez, le 31 mars 2016
Paris Match, par Kathleen Wuyard, publié le 2 juin 2017
Pressecitron, par Emmanuel Ghesquier, le 15 mars 2018

Les exosquelettes, endurance et une force accrue!
Qu'il s'agisse de la médecine ou de l'industrie, les exosquelettes se développent rapidement. Vont-ils envahir notre environnement à court-terme ou ne sont-ils que l'expression d'un fantasme futuriste ?
Les interfaces homme-machine, qui permettent de bouger une prothèse ou un exosquelette par la pensée grâce à des implants, “feront partie du quotidien d’ici 10 ans”.
Pour Nathanael Jarrassé, ce n'est pas forcément du côté de la médecine qu'il va falloir regarder en premier. "Les troubles musculo-squelettiques représentent un budget énorme pour les entreprises. Les premiers exosquelettes qui vont se développer à court terme seront sûrement ceux liés à la santé au travail, à l'ergonomie..."
Superforce : les exosquelettes décuplent vos forces
Justement, l'industrie expérimente ainsi toutes sortes d'exosquelettes pour rendre plus faciles certaines tâches physiquement complexes. Selon un rapport publié en avril 2017 par le cabinet de conseil stratégique ABI research, le marché est porteur : il pourrait dépasser les 2,6 millions d'exosquelettes industriels. La société RB3B teste depuis 2016 un modèle avec l'entreprise de bâtiment Colas pour l'étalage du bitume. Dans un site pilote à Rouen, Renault a également équipé ses ouvriers d'exosquelettes pour travailler sans se courber ou porter jusqu'à 15 kilos à bout de bras.
De tels exosquelettes intéressent aussi le monde de l’assistance à la personne, notamment pour aider les infirmières à porter les patients. “Muscle Suit”, conçu par des chercheurs de l’Université des Sciences de Tokyo, se sangle dans le dos. Il permet de rendre une charge “trois fois plus légère”. En France, Exhauss commercialise déjà une gamme d’exosquelettes du même type. D’autres sont notamment utilisés par les ouvriers japonais de Panasonic : ils leur permettent de porter facilement des poids de 30 kilos.


Le soldat du futur sera protégé par un exosquelette
L’idée n’est pas juste de permettre aux paralytiques de remarcher. Ainsi, la DARPA, agence de recherche de l’armée américaine, planche sur des combinaisons robotiques permettant aux soldats de porter des charges lourdes, décuplant ainsi leur “force”.
Sécurité des soldats, agilité, augmentation des performances... cela fait plusieurs années que l'armée américaine est en première ligne pour la recherche et le développement sur les exosquelettes. Et collabore avec de nombreuses sociétés. 
TALOS, l’exo-squelette de l’US Army qui arrête les balles
Ce projet futuriste lancé en 2013 a rapidement été surnommé Iron Man Suit par ses créateurs et la presse internationale qui y voient les prémisses de la guerre du futur, pas si lointaine…
Cette merveille de technologie s’appelle TALOS, pour Tactical Assault Light Operator Suit (combinaison légère d’assaut tactique). Elle est née en 2013 dans un laboratoire du MIT en partenariat avec le US Special Operations Command (SOCOM) et devrait débarquer dans les rangs des Navy SEALS ou des Forces Spéciales américaines d’ici 2018. Et pour cause le programme de R&D a pu bénéficier d’un budget d’au moins 80 millions de dollars. A la différence des nombreux exo-squelettes qui essaiment ici et là et qui ont vocation à alléger le fardeau que constitue l’équipement militaire, celui-ci, en plus de soulager d’un poids, est supposé apporter des modifications significatives aux capacités du soldat.
Dans le cas présent, on peut littéralement parler de super-soldat. En endossant cette combinaison digne du jeu-vidéo HALO, le soldat se déplace plus vite et plus longtemps, certes. Mais ce qui fait sa force, c’est une toute nouvelle technologie intégrée. Baptisée « armure liquide », cette technologie consiste en une couche intermédiaire composée d’un liquide spécial qui se refroidit à l’impact d’un élément solide. Pour faire simple, lorsqu’un un élément solide comme une balle la transperce, l’armure liquide se solidifie instantanément pour ralentir si ce n’est stopper net, la pénétration de la balle. Cette combinaison nouvelle génération ne fait donc pas qu’augmenter les capacités existantes du soldat, elle lui en apporte carrément de nouvelles comme celle de pouvoir arrêter les balles.
La propriété liquide de l’armure permettra donc aux futurs soldats des forces spéciales (le coût étant probablement prohibitif, il est encore inconcevable d’équiper toute l’armée de ces bijoux de technologie) d’être équipés d’un exo-squelette tout en étant libres de leurs mouvements. Il suffira de quelques millisecondes à l’armure pour se solidifer au contact d’une balle ou d’un champ magnétique.
La société polonaise Moratex travaille également sur un projet similaire. Son armure recoure à une autre technologie appelée Shear-Thickening Fluid (Fluide Epaississant) qui fonctionne avec du liquide non-Newtonien. Un liquide aux propriétés à nulles autre pareilles dans la mesure où il ne respecte aucune des lois Newtoniennes. C’est à dire qu’il possède une viscosité particulière et qui ne dépend ni de sa vitesse d’écoulement, ni du temps pendant lequel le liquide est cisaillé mais plutôt de la contrainte mécanique qu’on lui applique. En clair, ses propriétés sont modulables par l’être humain.

En plus de cette incroyable faculté, l’exo-squelette sera également connecté à son porteur. Une multitude de capteurs viendra connecter la machine à l’être humain, et celle-ci pourra mesurer en temps réel les signes vitaux de son utilisateur. Le tout est alimenté par un petit moteur à combustion conçu par General Atomics. Ce moteur peut produire 10 000 rotations par minute grâce à deux composants seulement : un arbre et un rotor. Le moteur viendra ainsi recharger la batterie qui alimente directement tous les appareils de l’exo-squelette. Un équipement comprenant tout un tas de capteurs, un mini-ordinateur et un système robotisé d’augmentation des forces. L’armure est accompagnée d’un casque lui-aussi relié au système et qui permet, à l’instar des Google Glass, d’observer l’environnement proche et de le traduire en informations statistiques, du type géolocalisation, températures, distances.

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L’homme du futur : plus rapide!
Supervitesse : des “chaussures bioniques”
Ça vous dit de courir aussi vite que l’athlète Usain Bolt, qu'un chat ou qu'un lapin ? Ce sera bientôt possible grâce aux chaussures bioniques développées par l’américain Keahi Seymour.
Lorsqu'il était jeune, Keahi Seymour rêvait de courir aussi vite que les félins. Il est vrai que pouvoir courir aussi rapidement qu'un guépard serait fantastique. Après quelques années et des dizaines de prototypes plus tard, cet Américain a réussi à développer des chaussures spéciales qui permettent d'atteindre des vitesses folles, sans pour autant se dépenser.
Surnommées Bionic Boots, ces chaussures bioniques ne sont encore qu'un prototype, mais elles sont déjà très efficaces, elles permettent de courir plus vite et de sauter plus haut.
Le jeune homme s'est alors rendu au Maker Faire à New York, le festival mondial des inventeurs, pour dévoiler ses Bionic Boot et leurs capacités. Le public a été bluffé par leurs performances. Pour atteindre une telle vitesse, ces chaussures high tech sont équipées d'un ressort à l'arrière, qui imite le tendon d’Achille des autruches ou des kangourous.
Si ce ne sont encore que des prototypes, ces Bionic Boot devraient être le "transport du futur". En effet, elles offrent d'excellentes capacités (vitesse de 40 km/h avec une enjambée allant jusqu'à 5 mètres) sans pour autant que l'utilisateur s'épuise vraiment. Pour cela, le créateur de ses chaussures bioniques a dû utiliser "un composite exosquelette en fibre de carbone, et également de l'aluminium de qualité aéronautique. Ainsi, les matériaux les plus légers ont été utilisés pour fournir la forme la plus efficace de transport".
Mais, Keahi Seymour ne compte pas s'arrêter en si bon chemin puisqu'il annonce vouloir atteindre, voire dépasser, la vitesse des animaux terrestres les plus rapides de la planète. Ainsi, il souhaiterait que ses chaussures permettent d'atteindre une vitesse de 70 km/h, toujours sans trop d'effort de la part de l'utilisateur. Si ces chaussures venaient un jour à sortir, cela pourrait être une vraie révolution en termes de transport.

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Sauter plus haut, les débuts des supers héros du futur!
Les Japonais ont mis au point un sac à dos permettant de sauter plus haut !
Lunavity, un gadget présenté au SXSW et conçu au Japon, vous permettra de sauter plus haut et plus loin, un peu dans le style de Tintin dans « On a marché sur la Lune ». Prêt pour une promenade lunaire, ce matin ?
C’est un prototype présenté au SXSW qui est un peu passé inaperçu. Sans doute parce qu’il n’était pas fonctionnel et que le laboratoire japonais qui l’a conçu n’avait qu’une vidéo à montrer comme concept. Un peu maigre pour la promesse d’un produit censé permettre de tester l’anti-gravité.
Lunavity, un prototype pour tester l’anti-gravité au quotidien
Lunavity est une sorte de jetpack qui tient dans un sac à dos. Il devrait permettre d’augmenter notre capacité de sauter. On ne parle pas de vol ici, mais de la possibilité de sauter plus haut et plus longtemps qu’il est humainement possible, défiant ainsi les lois de la gravité. Avec ses sauts deux à trois plus importants qu’en temps normal, c’est en quelque sorte une expérimentation à l’anti-gravité.
Le plus gros problème de ce projet, c’est peut-être sa communication au final. L’entreprise en parle comme d’un accessoire pour « rendre le monde plus intéressant. « Parmi les usages, sauter par-dessus un passage piéton, faire un dunk au basket ou encore arroser des plantes suspendues. Bref, on est un peu surpris par le manque d’imagination et ce qui ressemble surtout à un fail de communication ou de vision. En effet, finalement la question qui vient en premier à l’esprit, c’est : « OK, et cela sert à quoi ? »
Jetpacks et hoverboard, le rêve d’Icare est en chacun de nous
Si un projet de ce type attire l’attention, c’est aussi parce qu’il inspire de nombreuses références de la science-fiction, où les terriens peuvent voler. Bien sûr, on peut penser à l’hoverboard de Retour vers le Futur que l’on attend toujours de façon désespérée malgré des dizaines de projets, mais surtout on pense aux jetpacks… de Boba Fetta dans Star Wars, à des dizaines d’autres films, qui nous ont longtemps fait rêver. Techniquement, ils existent déjà des jetpack, mais pour des usages commerciaux ou militaires, rien au niveau du grand public. Lunavity est sans doute ce qui s’en rapproche le plus à l’heure actuelle.
Attention toutefois à ne pas vous réjouir (ou vous affoler) trop vite, on ignore encore si Lunavity atteindra un jour l’étape commerciale. Le site web est particulièrement limité et la page Facebook est encore avare d’informations. Mais rien ne vous empêche de rêver à vos futurs sauts au-dessus de la circulation parisienne, si la législation ne cantonne pas ce gadget dans votre placard.

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Une peau scientifiquement modifiée!
Grâce à une bio imprimante 3D, une équipe française est déjà parvenue à imprimer un fragment de peau à partir de différents types de cellules humaines cultivées in vitro. A terme, on peut imaginer la fabrication d’une peau intelligente, intégrée à l’épiderme. Bardée de puces et ultrarésistante, elle pourrait révéler un tatouage électronique qui informerait sur notre état de santé général.
Gilet intégré : une artiste invente la peau pare-balle
Jalila Essaidi a mis au point une peau à l'épreuve des balles | © Flickr @ Ars Electronica
Inspirée de la soie des araignées, l’artiste hollandaise Jalila Essaidi a créé de la peau pare-balle. Au croisement de l’art et de la science, son projet repousse les limites de la technologie. Et c’est en Belgique, au sein de la Fondation Verbeke, qu’il a été imaginé.
Jalila Essaidi est à l’image de son art : hybride, révolutionnaire et incroyable. Diplômée en bio-art de l’université de Leiden, elle est la fondatrice de la fondation BioArt Laboratories, qui mêle science, nature, technologie et créativité. Le projet phare de ce drôle de laboratoire d’art : la « bulletprook skin », une peau pare-balle imaginée par Jalila Essaidi. Le concept : un savant mélange de peau cultivée in-vitro et de soie produite par des araignées génétiquement modifiée, capable de stopper une balle. Une peau estampillée « 2.6g 329m/s », soit les normes pour les gilets pare-balles, capable de protéger de l’impact d’une balle tirée par un calibre 22. Une prouesse technique, mais aussi et surtout, une œuvre engagée.
La peau résiste à l’épreuve des balles : ici, un lambeau de peau ayant arrêté une balle tirée par l’artiste – Jalila Essaidi












Art not war
Ainsi que l’explique Jalila Essaidi, « les médias et les réseaux sociaux nous bombardent d’images de violence, donnant lieu à un sentiment croissant d’insécurité. En réponse, certains individus agissent de manière irrationnelle, face à des menaces imaginaires. Avec ce projet, j’ai voulu explorer les dimensions politiques, sociales, éthiques et culturelles de la sécurité, en utilisant les avancées dans le domaine des biotechnologies ».
Plus résistant que de l’acier
Des avancées dont Jalila Essaidi a su tirer parti : pour mettre au point sa peau protectrice, elle a fait appel à des chercheurs, qui ont génétiquement modifié des chèvres afin qu’elles produisent un lait renfermant les mêmes propriétés que de la soie d’araignée. Une fois recueilli, le lait peut ensuite être transformé en un matériau dix fois plus résistant que l’acier, qui, une fois mélangé à de la peau produite in-vitro, est aussi résistant que du Kevlar, le tissu utilisé pour les gilets pare-balles. En attendant de créer des humains génétiquement modifiés pour être à l’épreuve des balles ? L’artiste originaire d’Eindhoven n’exclut pas cette possibilité.
Hommes-araignées
« Si on arrive à implanter à l’homme les gènes qui produisent de la soie chez les araignées, on pourrait avoir des humains résistants aux balles. Cela ressemble à de la science-fiction pour l’instant, mais on peut déjà prendre conscience du résultat en implantant la soie modifiée sur de la peau in-vitro ». Spiderman n’a qu’à bien se tenir. Inventé il y a six ans, ce projet futuriste fait partie de la collection permanente de la Fondation Verbeke. Aux portes du futur, et à une heure seulement de Bruxelles.

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La vue, une vision digne des films de super héros!
Il est déjà possible de redonner la vue à des aveugles grâce à des implants rétiniens électroniques placés dans le cerveau. Mais selon Serge Picaud, neurobiologiste et directeur de recherche à l’Institut de la vision à Paris, l’approche la plus novatrice, l’optogénétique, repose sur le génome d’une… algue. Celle-ci est capable de se déplacer naturellement vers la lumière. Les chercheurs souhaitent donc utiliser son système visuel pour le transférer chez un patient. A terme, les neurones du déficient visuel pourront exprimer la même protéine qui rend l’algue sensible à la lumière. Un projet de recherche beaucoup plus fou est également en cours pour développer la faculté de voir la nuit, comme un chat, en injectant dans l’œil un élément chimique présent chez certains poissons d’eaux profondes.
Supervision : les lentilles bioniques améliorent la vue
Les rétines artificielles, les implants cochléaires, les systèmes de “feedback tactile” et les nez électroniques seront-ils un jour utilisés pour autre chose que la simple récupération d’une faculté perdue – jusqu’à décupler nos sens ? Certains transhumanistes se sont déjà lancés, allant jusqu’à “bricoler” leur corps pour augmenter leurs capacités, tel un mécano humain. Ils se sont surnommés les “body hackers”.
Plutôt que de simplement “rendre la vue”, des dispositifs permettent déjà de voir autrement.
En 2015, Science for the masses, un groupe de “body hackers”, a mené une expérience. L’un de ces “chercheurs indépendants” s’est injecté une molécule chimique, qui transforme temporairement le fonctionnement de l’œil. Cette molécule photo sensibilisante, la chlorine e6 (Ce6), absorbe les rayons lumineux – on la retrouve dans l’organisme de certains poissons des abysses. Le body hacker qui a mené l’expérience, Gabriel Licina, indique dans son étude avoir été capable d’identifier “sans erreur” des formes d’objets en forêt, et des individus, en pleine nuit, à une distance de 25 à 50 mètres.
 Rêvant d’aller plus loin que les rétines artificielles comme Argus II, un optométriste canadien, Garth Webb, fondateur d’Ocumetics, a conçu une lentille bionique, qui pourrait remplacer les lunettes et les lentilles de contact actuelles. Selon l’optométriste, il serait possible d’offrir, avec ses lentilles bioniques, d’améliorer la vision, et de voir “3 fois mieux” que quelqu’un ayant une vision de 20/20. Garth Webb repousse encore les limites en imaginant que ses lentilles puissent être un jour équipés d’une connexion Bluetooth, afin de les transformer en un dispositif bionique de réalité augmentée, façon Google Glass.

Un projet d’œil bionique qui pourrait faire basculer l’humanité dans le transhumanisme
Le projet porté par la société MHOX entre de plein pied dans le transhumanisme.
Les concepteurs du projet EYE (Enhance Your Eye, littéralement « augmenter votre œil ») ont imaginé un globe oculaire qui permettrait par exemple d’augmenter son acuité visuelle sur commande jusqu’à atteindre un score de 15/10, de décider de passer en vision noir et blanc (ou de changer pour n’importe quel filtre), de zoomer, d’obtenir une vision nocturne, et même de se connecter au Web via une puce wifi installée sur le nerf optique, artificiel évidemment. Ultimement, l’EYE pourrait ainsi être utilisé comme des Google glass, filmant, renseignant l’utilisateur sur ce qu’il voit et, en définitive, offrir à ce dernier une vision augmentée dans un monde augmenté.
C’est notamment sur les progrès de la bio-impression 3D que se base ce projet un peu fou. Cette technique cherche en effet à reproduire, par impression 3D, des tissus organiques en prenant comme matière première des cellules vivantes. « Les dernières avancées en bio-impression et en biohacking nous permettent d’imaginer que dans un futur proche il sera facile d’imprimer des tissus organiques, voire des organes entiers, permettant non seulement de remplacer des parties lésées mais aussi d’améliorer les performances « standard » de ces organes » explique Filippo Nassetti, l’un des concepteurs du projet. En prévoyant d’inclure à ces structures organiques des dispositifs technologiques miniaturisés, le champ des possibles du transhumanisme s’élargit de façon vertigineuse.
Les concepteurs sont convaincus que cet œil bionique pourrait arriver sur le marché à l’horizon 2027.

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Une santé presque infaillible dans le futur!

Les organes vitaux.
Outre la généralisation des organes biotechniques, artificiels, l’exploitation des cellules-souches permettra de fabriquer des organes in vitro à l’aide d’imprimantes 3D, tels que le cœur, le poumon, ou le rein. Il s’agit de cellules naturelles programmées pour se multiplier indéfiniment et qui peuvent donner naissance à tous les organes et tissus de du corps humain. Avec l’avantage immense de ne pas être rejetés par le système immunitaire du greffé. Le réservoir le plus important de cellules-souches se trouve au niveau de l’embryon. Seulement, pour des raisons éthiques, les recherches sur l’embryon sont très encadrées en France actuellement. Ce qui est moins le cas aux Etats-Unis ou en Chine.
Les os et articulations.
Imaginez un bras articulé, connecté, capable de soulever des tonnes de fonte, équipé de ports USB et d’une plate-forme d’atterrissage pour mini-drone. Les capacités des prothèses du futur n’ont de limites que celles de l’imagination humaine. Le membre bionique pourrait se démocratiser non plus chez les amputés, mais chez ceux qui souhaitent éviter les fractures, courir plus vite, sauter plus haut ou nager comme un poisson.
La circulation sanguine.
Finies les pénuries de sang dans les hôpitaux. Un fluide synthétique coule dans les veines de l’homme bionique. A l’horizon 2020, des chercheurs prévoient déjà l’utilisation de capsules capables de nettoyer le sang. Ils envisagent aussi d’accroitre sa capacité de transport en oxygène en s’inspirant d’un ver de sable, dont l’hémoglobine est 50 fois plus efficace que la nôtre. Avant, pourquoi pas, de modifier génétiquement les globules pour renforcer leur résistance au vieillissement ou aux virus.
Les cellules.
Des thérapies seront développées pour réduire l’oxydation des cellules, responsable du vieillissement. Le cœur de ces recherches porte sur les mitochondries, ces petits organites présents dans les cellules, dont elles constituent le réacteur énergétique. En maintenant ces mitochondries dans un état sain, les chercheurs pensent pouvoir endiguer la mort des cellules, voire les rajeunir. Cela peut passer par l’injection d’une molécule spécifique (NAD) ou l’activation de certains gènes. En laboratoire, des souris ont retrouvé une vigueur musculaire de souriceau et gagné 40 % de vie en plus grâce à ces techniques.

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Un implant cérébral pour booster la mémoire, Apprendre plus vite et mémoriser mieux, sans effort!
Grâce à un implant cérébral, des chercheurs ont amélioré les capacités de mémorisation d'une vingtaine de patients en leur délivrant des impulsions électriques ciblées dans l'hippocampe, région clé pour l'apprentissage et la mémoire.
La stimulation électrique de certains schémas d'activité cérébrale a permis de booster la mémoire chez l'humain.
PROTHÈSE. Apprendre plus vite et mémoriser mieux, sans effort : telle est la perspective ouverte par un nouvel implant cérébral conçu et testé à l'université de Californie du Sud. En utilisant un dispositif délivrant des impulsions électriques au cœur du cerveau, l'équipe du docteur en ingénierie biomédicale Dong Song, est parvenue à améliorer de 30 % la mémoire des 20 participants à l'expérience. L'annonce de ces travaux a été faite au congrès annuel de la Society for Neuroscience, qui s'est déroulé à Washington (États-Unis) à la mi-novembre, et relayée par le NewScientist. "Cela n'avait jamais été fait auparavant", a précisé le Dr Song, qui parle d'une véritable "prothèse de la mémoire".
Les volontaires étaient des patients atteints d'épilepsie déjà équipés d'implants cérébraux pour traiter leurs crises. L'idée était donc de réorienter temporairement la fonction du dispositif pour le bien de l'essai. Pour cela, il a fallu étudier la façon dont la mémoire s'activait dans le cerveau de chaque participant, afin de savoir précisément comment le stimuler. Concrètement, les chercheurs ont distingué deux types de mémoire : celle à court terme, qui stocke l'information de façon passive sur une durée inférieure à une minute ; et la mémoire de travail, qui s'étale sur une durée plus longue et enregistre les informations de façon active permettant de les manipuler. Dans un premier exercice, les volontaires devaient se souvenir de formes indistinctes et inhabituelles — type bulles informes —  perçues 5 à 10 secondes auparavant ; dans le second, il s'agissait de reconnaître des images présentées 10 à 40 minutes avant.
Améliorer... puis manipuler le cerveau
Ces résultats ont permis d'établir les schémas d'activité cérébrale adéquats à renforcer par stimulation électrique. En effet, au lieu de stimuler au hasard l'hippocampe — structure clé dans l'apprentissage et la mémoire —, "nous écrivons le code neural pour améliorer le fonctionnement de la mémoire", a expliqué le Dr Dong Song. Ainsi, avec le bon modèle d'activation cérébrale, les participants ont vu leurs capacités augmentées d'environ 15 % dans les exercices de mémoire à "court terme" et de 25 % sur ceux concernant la mémoire de travail. En revanche, une stimulation aléatoire avait plutôt tendance à détériorer les résultats de référence. Mieux vaut donc être précis...
L'essai ouvre ainsi des perspectives dans le traitement des troubles de la mémoire, notamment les formes de démence comme Alzheimer. "Dans ces affections, un grand nombre de cellules au niveau de l'hippocampe sont détruites. Une prothèse de mémoire pourrait pallier le déficit de ces zones endommagées. Cela devrait restaurer les fonction cognitives", explique le Dr Song au NewScientist. Ces résultats ont en tout cas été accueillis avec enthousiasme par plusieurs de ses pairs qui n'ont pas travaillé sur ce projet. "Des résultats excitants et potentiellement importants" pour Sinead Mullally, de l'Institut des neurosciences de l'université de Newcastle (Royaume-Uni).
Au-delà de l'intérêt de ces travaux pour remédier en partie aux déficits cognitifs, l'expérience pourrait ouvrir la voie à toutes sortes de manipulations neurales. L'équipe travaillerait d'ailleurs au renforcement d'autres fonctions. "Si vous pouvez améliorer telle région, vous pouvez appliquer la technique à d'autres structures", imagine le Dr Song. Ainsi des fonctions plus ou moins localisées du mouvement (cortex moteur) ou de la vision (cortex visuel). Plus inquiétant, il serait même techniquement possible de créer de faux souvenirs... En théorie, il "suffirait" de cerner le schéma neural de telle ou telle perception pour activer le cerveau en ce sens et lui faire croire en une perception qu'il n'a pas eue. "Nous avons commencé à travailler là-dessus", prévient Dong Song.

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Un implant dans le cerveau pour devenir plus intelligent, une idée folle ?
« Dès les années 2030, nous allons, grâce à l’hybridation de nos cerveaux avec des nano-composants électroniques, disposer d’un pouvoir démiurgique ». Cette prophétie signée Ray Kurzweil, l’ingénieur en chef de Google, signifie que la majorité de nos pensées ne sera bientôt plus d’origine biologique. Elles émaneront d’un « cloud », un nuage artificiel en réseau, dans lequel nous pourrions puiser des informations. Notre cerveau augmenté par des implants sera aussi capable d’effacer des mauvais souvenirs ou d’en immortaliser d’autres. Par ailleurs, la lutte contre les maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson peut passer par un remplacement des zones du cerveau défectueuses par des prothèses microélectroniques.
Le milliardaire américain Elon Musk, passionné des technologies du futur, a créé Neuralink, une entreprise dédiée à la création d'implants cérébraux conçus pour associer les intelligences «humaine et informatique».Heiko JUNGE / NTB Scanpix / AFP
Le milliardaire américain Elon Musk s'est trouvé une nouvelle lubie : concevoir les implants cérébraux du futur pour rendre l'humain plus intelligent et fort face à l'intelligence artificielle.
Avec Elon Musk, le futur n'a jamais été aussi proche. Après la conquête de Mars avec SpaceX, les voitures électriques et autonomes avec Tesla ou encore la capsule supersonique Hyperloop, le jeune et flamboyant entrepreneur américain se lance maintenant dans les implants cérébraux connectés en créant une nouvelle entreprise baptisée Neuralink, a confirmé lundi le «Wall Street Journal».
Consulter Wikipédia dans sa tête en quelques millisecondes ? Ecrire un email en pensées ? Stocker ses souvenirs du week-end sur un cloud ? Dignes jusque-là d'un scénario de science-fiction, ces idées pourraient devenir réalité dans les années à venir, à en croire l'ambitieux Musk.
Le principe de Neuralink, pour l'heure au stade de projet, consiste à créer ce que l'entrepreneur star nomme une «dentelle neuronale» («neural lace» en anglais), union du cerveau humain et de l'ordinateur via un implant injecté ou placé dans le premier. Des «puces» directement connectées aux neurones et capables de lire leur «code» et d'en envoyer en retour.
Cyborgs contre intelligence artificielle
Pour Elon Musk, qui a plusieurs fois confié ses craintes de voir un jour l'humain dominé par l'intelligence artificielle, ces implants cérébraux doivent justement permettre de ne pas se laisser distancer en améliorant nos capacités cognitives.
«Nous sommes déjà des cyborgs», affirmait-il en février à "Vanity Fair". Votre téléphone et votre ordinateur sont des extensions de vous-même, mais l'interface se fait via les mouvements des doigts ou par la voix.» Trop lents, selon Musk, pour qui le futur est dans la lecture quasi-instantanée de la pensée humaine par l'ordinateur. Gain de temps et d'intelligence assuré, laisse entendre le créateur.
Le sujet soulève évidemment de lourdes questions philosophiques et éthiques. Connecter le cerveau à l'ordinateur pose la question du risque de piratage ou de formatage des esprits humains par l'informatique. Bref, du contrôle du cerveau, soit l'un des pires cauchemars de l'humanité. A quoi serviront par ailleurs la mémoire et l'enseignement si tout peut être acquis en un centième de seconde en se connectant mentalement à Google ?
L'essor des implants cérébraux à visée médicale
Pour l'heure, l'implant cérébral de type cyborg demeure cantonné à la science-fiction. Les rares «puces» insérées dans un crâne ont une fonction purement médicale, sans aucun effet possible sur l'intelligence. Vision, maladie de Parkinson, paralysie, épilepsie... Depuis quelques années, la science ne cesse de progresser dans ce domaine.
En 2016, Ian Burkhart, un Américain de 24 ans, tétraplégique depuis six ans à la suite d'un accident de natation, devenait ainsi capable d'utiliser sa main à l'aide d'une puce d'ordinateur (plus petite qu'un petit pois) greffée dans le cortex moteur de son cerveau et reliée à un logiciel. Plus récemment, toujours aux Etats-Unis, Nathan Copeland, également tétraplégique, a retrouvé le sens du toucher grâce à un implant cérébral, comme l'a relaté en octobre dernier la revue «Nature».
En 2016 toujours, l'agence militaire américaine Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency) a révélé avoir testé sur douze cobayes une puce cérébrale délivrant des décharges électriques pour stimuler le centre cérébral de la mémoire. Résultat : les volontaires se sont montrés plus performants lors de tests, comme se souvenir d'une liste d'objets.
En France, les implants cérébraux émergent également dans le champ des neurosciences. Dernier exemple en date, celui de Damien Perrier, atteint de la maladie de Charcot et hospitalisé en Savoie, et dont «La Dépêche» racontait en février qu'une interface cerveau-machine «lui permet d'écrire grâce à un système d'interprétation des signaux électriques du cerveau» mis au point à l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique).
Bien qu'encourageants, ces exemples demeurent rares et se limitent à réparer des fonctions neurologiques dégradées par la maladie ou un accident. L'amélioration de l'intelligence, l'ambition d'Elon Musk, n'est pas près de voir le jour.
Une route encore semée d'embûches
L'entrepreneur américain se retrouve confronté à des problèmes de taille, en premier lieu desquels le danger représenté par l'introduction d'un corps étranger dans le cerveau. Une opération invasive de ce type s'avère très risquée. En second lieu, connecter la pensée et la mémoire à un système informatique relève encore de l'utopie.
Bryan Johnson, qui a lui aussi décidé d'investir massivement dans le développement d'implants cérébraux via son entreprise Kernel, a évoqué la question. «Ce qui n'a pas encore été fait, c'est la lecture et l'écriture du code neuronal», a-t-il ainsi affirmé au site américain The Verge, en 2016. Pourtant, comme Musk, cet entrepreneur américain y croit et s'est entouré pour cela de neuroscientifiques et de développeurs informatiques de haut niveau.
Superintelligence : l’interface homme-machine
Les scientifiques essaient de le “stimuler”, d’activer ou d’inhiber certaines de ses zones. “L’interface cerveau-machine”, c’est-à-dire la connection du cerveau et d’une machine via des électrodes, a déjà permis de supprimer les symptômes de 40.000 malades atteints de la maladie de Parkinson.
Cette technologie conçue par des chercheurs du CHU de Grenoble, qui passe par un “stimulateur cérébral”, devrait permettre de soigner les maladies neuro-dégénératives et la dépression. Pour les transhumanistes, la “neurostimulation” pourrait permettre de réduire, aussi, la sensation de faim, de soif ou de fatigue.
Kevin Warwick, professeur de cybernétique, porte-drapeau des “body hackers”
Reste la possibilité de déplacer des objets à distance, permise par l’interface homme-machine. Le système BrainGate est utilisé par des tétraplégiques pour déplacer des objets par la pensée, allumer la lumière, surfer sur Internet ou zapper sur la télé. Une puce, implantée dans le cerveau, convertit l’intention de l’utilisateur en commandes informatiques, destinées à un ordinateur.
Bientôt, une interface cérébrale non invasive – c’est-à-dire sans implant, mais juste en apposant des électrodes sur le cuir chevelu, devrait permettre à un handicapé de bouger son fauteuil roulant de lui-même, par la pensée.
Bien décidé à profiter de l’interface homme-machine, le professeur de cybernétique Kevin Warwick, porte-drapeau des “body hackers”, s’est greffé des électrodes dans le corps, qui lui permettent de commander des machines par la pensée – il peut notamment ouvrir les portes sans y toucher. A noter que certains body hackers conçoivent aussi des stimulatrices cérébrales maisons, destinés à augmenter leurs capacités cognitives. Mais leur efficacité reste évidemment à prouver.

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La communication par télépathie!
Télépathie et “brain-to-brain communication”
Kevin Warwick voudrait aller encore plus loin, et s’injecter une puce dans le cerveau… afin de communiquer par télépathie. C’est le concept de la “Brain-to-Brain Communication” (communication cerveau à cerveau). Des chercheurs de  l’Université de Barcelone et de l’Ecole médicale de Harvard ont déjà mené l’expérience avec succès : deux scientifiques ont réussi à communiquer par télépathie – l’un basé en France, l’autre en Inde.
Pour s’envoyer des “messages par la pensée”, les chercheurs ont utilisé un casque EEG (électroencéphalographe – qui mesure l’activité électrique du cerveau par des électrodes), afin de “comprendre” et de “décoder” le message, avant de l’envoyer. Le destinataire était muni d’un dispositif de stimulation magnétique transcranienne (TMS), utilisé normalement dans un cadre médical, pour diagnostiquer des troubles neurologiques – et qui lui a permis de “comprendre” le message reçu… en modifiant l’activité électriques des neurones de son cerveau.

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Dimanche prochain, les humanoïdes!


P.S. Voir L'apocalypse révélée par le sablier, le livre que j'ai écris suite aux recherches faites et décrites dans ce blog.